La santé des collégiens s’améliore mais des inégalités persistent

Selon un rapport du ministère de la santé, les collégiens de niveau 3e sont plutôt en bonne santé même s’il existe toujours des inégalités entre les origines sociales.

Obésité, habitudes de vie, santé bucco-dentaire, les indicateurs de santé des adolescents en classe de 3e sont positifs et encourageants. Entre 2004 et 2009, les chiffres de l’obésité n’ont pas augmenté, les adolescents ont de meilleures habitudes de vie et prennent mieux soin de leurs dents. Mais les résultats de l’étude publiée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) révèlent aussi que ce bilan reste contrasté selon l’origine sociale et que les inégalités persistent. 23 % des collégiens scolarisés en zone d’éducation prioritaire sont en surcharge pondérale contre 17 % dans un autre collège. 22 % des adolescents dont l’un des parents est ouvrier sont en surpoids contre seulement 12 % des enfants de cadres. Entre 2004 et 2009, ces pourcentages ont peu évolué, signe d’une absence de réduction des inégalités sociales. La santé bucco-dentaire des adolescents s’est légèrement améliorée entre 2004 et 2009.

Le nombre d’adolescents ayant des dents saines et sans caries passe de 52 % à 56 %. Mais la prévention ne semble pas avoir touché toutes les catégories socio-professionnelles avec la même efficacité. En effet, les enfants d’ouvriers sont aussi plus nombreux à avoir au moins une dent cariée que les enfants de cadres (58 % contre 34 %). De la même manière, les enfants de familles aisées vont plus majoritairement chez les dentistes pour se soigner. Ainsi, parmi les adolescents qui ont au moins une dent cariée, celle-ci est soignée dans 88 % des cas si l’un des parents est cadre, et dans 66 % des cas chez les ouvriers.