Les édulcorants ne sont pas d’innocentes « solutions miracles »

Publiée en septembre dans la revue Nature, une étude israélienne montre que certains édulcorants peuvent avoir des effets opposés à ceux recherchés : au lieu de contribuer à prévenir le développement du diabète, ils semblent le favoriser.

Les résultats de plusieurs études récentes suggéraient déjà l’existence de cet effet paradoxal. Une nouvelle étude publiée dans Nature confirme cette ambiguïté des édulcorants et révèle pour la première fois des perturbations de la composition et la fonction de la flore intestinale.

« Nous avons été surpris de découvrir que trois édulcorants, la saccharine, le sucralose et l’aspartame, déclenchent chez la souris l’effet nocif même qu’ils sont censés prévenir : ils provoquent une mauvaise utilisation du glucose par l’organisme », a expliqué le principal auteur de l’étude. Les auteurs ont analysé les données de 381 hommes ou femmes non diabétiques, qui avaient répondu à un questionnaire sur leur alimentation. Résultats : leur consommation d’édulcorants est apparue liée à diverses anomalies du métabolisme du glucose.