Un volet biologique consacré au dépistage du VIH et des hépatites B et C

Un volet biologique consacré au dépistage du VIH et des hépatites B et C

La huitième vague des Baromètres santé vient d’être lancée. L’Inpes en collaboration avec l’InVS y a inclus pour la première fois un volet biologique : En effet, à l’issue de l’entretien téléphonique, les personnes de 18 ans et plus recevront, si elles le souhaitent, sur le lieu de leur choix une trousse d’auto-prélèvement pour un dépistage gratuit des infections de l’hépatite B, de l’hépatite C et du VIH.

Ce volet s’inscrit dans les recommandations d’experts visant à renforcer le dépistage de ces trois viroses en population générale. Le terrain de l’enquête se termine en juillet et les résultats sont attendus au 1er semestre 2017. Depuis plus de vingt ans, l’Inpes observe et analyse les opinions, connaissances et comportements de santé des Français, grâce notamment à ces enquêtes dites « barométriques » réalisées par téléphone. Mise en place en 1992, ces enquêtes sont reconduites régulièrement et dans l’objectif de couvrir l’ensemble de la population équipée d’un téléphone fixe ou mobile, la méthodologie a été adaptée au cours du temps. Cette année, ce nouveau volet est centré sur les maladies infectieuses et la santé sexuelle. L’objectif est d’interroger 15 000 personnes âgées de 15 à 75 ans, résidant en France métropolitaine, dont le numéro, fixe ou mobile, a été généré au hasard. Les personnes sélectionnées sont invitées par l’enquêteur de l’institut Ipsos à répondre à un questionnaire d’environ 35 minutes.

À l’issue de l’entretien téléphonique, il est proposé à toutes les personnes âgées de 18 ans et plus de bénéficier d’un dépistage gratuit pour l’hépatite B, l’hépatite C et le VIH, par auto-prélèvement à domicile. L’Inpes souhaite, en effet, évaluer l’acceptabilité et la faisabilité de cette offre de dépistage. Par ailleurs, si la participation est suffisamment élevée, les données recueillies pourront permettre à l’InVS d’actualiser les estimations de prévalence de ces trois infections dans la population générale.