Congrès Thommen days 2017

 
Congrès Thommens days 2017

Congrès Thommen days 2017 - 19/20 janvier 2017, Paris (Bibliothéque Nationale de France)

 

Dr. Nicolas Hasson

Le Dr Jean-Nicolas Hasson est né à Mulhouse en 1953 dans une famille de Chirurgiens-Dentistes. Il a terminé ses études à la Faculté de Strasbourg en 1976. Après plusieurs Certificats d’Enseignement Supérieur (Embryologie, Odontologie Conservatrice et Parodontologie), il reçoit le Diplôme d’Université de Parodontie de la Faculté de Chirurgie Dentaire de Paris V en 1979. Deux ans d’études à l’Université de Californie du Sud à Los Angeles lui permettent d’obtenir le Certificat de Spécialité en Parodontie aux Etats-Unis à 28 ans. Installé depuis 1981 dans sa ville natale, il contribue largement à la formation post-universitaire de ses collègues, tant par sa participation aux organismes de Formation Continue que par ses propres présentations et publications professionnelles. Le Dr Isabelle Vary intègre le cabinet en 2010.

Résumé

Les progrès relatifs à la préservation de crête n’apportent qu’une réponse partielle au défi esthétique lié aux extractions multiples dans le secteur antérieur. Un abord multidisciplinaire qui inclut l’extrusion orthodontique engendre une régénération apicale, facilite l’extraction, limite le volume osseux alvéolaire à greffer et permet la survie d’une greffe gingivale épithélio-conjonctive. Le volume tissulaire ainsi généré permet une orientation optimale des implants et de leur joints implanto-prothétiques. La position de l’émergence de la vis prothétique au niveau du cingulum combinée à l’utilisation de bases titanes donne la possiblité de réaliser aisément une prothèse qui allie esthétique, pérennité et solidité.

Figure 1 : les implants remplaçant 11 et 12 sont réalisés sans extrusion préalable, une gencive prothétique est nécessaire pour remplacer la papille entre les implants

Figure 2 : l’ extrusion orthodontique préalable permet la régénération d’une papille entre les implants qui remplacent 11 et 12

Dr. David Nisand

Pratique privée en Parodontologie et Implantologie Orale, Paris
Président scientifique de la Société Française de Parodontologie et d’Implantologie Orale (SFPIO)
Co-éditeur du magazine Inspyred de l’Association Européenne d’Ostéointégration (EAO)

Limiter les risques de péri-implantite chez les patients parodontaux

La gestion des maladies péri-implantaires est devenue incontournable en pratique clinique quotidienne. En effet les données récentes indiquent que 14,5% des patients sont affectés à 9 ans post opératoires par une péri implantite modérée à sévère caractérisée par un saignement au sondage et une perte osseuse supérieure à 2mm. Parmi eux, les patients atteints d’une affection parodontale présentent un risque accru de développer une péri-implantite modérée à sévère.
La gestion des maladies péri-implantaires pose toutefois de nombreuses difficultés à la fois techniques mais également dans la relation patient/praticien.
Devant ce risque et ces difficultés, il est fondamental de mettre en œuvre des techniques de prévention spécifiques.
Cette prévention passe en premier lieu par une prise en charge effective de l’infection parodontale. Elle nécessite également une mise en perspective du risque infectieux et des choix thérapeutiques. Elle impose enfin dans le choix des matériaux, dans la réalisation chirurgicale et prothétique puis dans le suivie post opératoire de respecter un certain nombre de règles dont le détail et l’analyse seront au centre de cette présentation.

Dr Raux

Ancien Assistant Hospitalo Universitaire en Prothèses à Paris 5
CES de Biomatériaux
DEA de Génie Biologie & Médical, Spécialité Biomatériaux
Diplôme Universitaire d'Expertise & Droit Médical
Président de l’Académie de Dentisterie Adhésive (ADDA IdF)
Exercice privé à Paris 16

Résumé

Face à une demande esthétique grandissante de la part de nos patients, notamment concernant la réhabilitation des secteurs antérieurs, le temps nécessaire pour obtenir l’acceptation d’un plan de traitement ne cesse de s’allonger. Internet et ses nombreux forums, relatant souvent des histoires rocambolesques, alimentent malencontreusement les doutes et s’immiscent dans le lien de confiance qui lie à le praticien à son patient. Il est ainsi fréquent de devoir plus étayer nos propos qu’auparavant pour les convaincre du bien-fondé tant fonctionnel qu’esthétique de nos thérapeutiques, de leur pérennité, tout en leur assurant toucher le moins possible aux tissus et organes dentaires résiduels.

L’avènement de la photographie numérique dans les années 90 nous a permis de passer d’une communication jusque là purement verbale à une approche plus visuelle, notamment de par l’utilisation de cas cliniques « Avant/Après » de patients préalablement soignés. Toutefois, cet outil atteint ses limites puisqu’il est extrêmement rare de pouvoir traiter 2 patients avec une même situation de départ. La technique de prévisualisation esthétique intra-orale de Galip Gurel a permis un grand pas en avant au début des années 2000, car elle permet de transférer une ébauche du résultat final directement dans la bouche du patient concerné. Ce moyen de prévisualisation est ainsi un gros moteur de motivation pour nos patients, mais aussi un guide précieux pour le praticien. Mais toutes les situations cliniques ne se prêtent pas à une simulation intra-orale, tant dans les cas nécessitant un traitement orthodontique préalable, que par exemple ceux d’édentements pluraux.
Il faut attendre le début des années 2010 pour voir émerger des prévisualisations numériques issues de retouches photographiques. De nombreux systèmes, logiciels, … sont aujourd’hui sur le marché, permettant d’objectiver virtuellement le sourire du patient après traitement sans le moindre coup de fraise, et par conséquent d’améliorer notre communication tant vis à vis du patient que du prothésiste. Cette conférence abordera donc ces différents moyens de communication, indispensables aujourd’hui pour réussir les réhabilitations esthétiques des secteurs antérieurs.

Dr Valentini

Co-Directeur du Diplôme Inter Unversitaire Européen d’Implantologie Universite de Corse (France): Université de Liege (Belgique)
Professeur Associé d’Implantologie Université de Loma Linda (Californie, USA) depuis 1996
President de l’Association Européenne d’Ostéointégration (EAO) (2012-2014)
Récipendaire du Robert James Award for Education 2010 in Implant Dentistry Université de Loma Linda (USA)


Complications des greffes du sinus maxillaire : Gestion et prévention

  • La greffe du sinus maxillaires peut entrainer plusieurs types de complications que l’on peut classer en trois groupes :
  • Les premières sont dues à des conditions anatomiques particulières qui peuvent compliquer la technique opératoire.
  • Les autres, essentiellement de type infectieux peuvent être la conséquence d’une complication per opératoire ou bien seront dues à mauvaise évaluation de l’état du sinus avant l’intervention.
  • Enfin une mauvaise qualité du greffon pourra avoir une influence sur le taux de survie des implants.
Dans tous les cas, une bonne connaissance de l’anatomie du sinus ainsi qu’une technique opératoire appropriée utilisant une instrumentation adaptée, permettront de les traiter ou bien de les éviter.