Retour sur l'IDS 2017 par Paul Azoulay

 
Retour sur l'IDS 2017 par Paul Azoulay

Tous les deux ans, au début du printemps, a lieu ce grand rendez-vous du monde dentaire international à Cologne en Allemagne, bien loin de nos problèmes franco-français et de notre avenir incertain dans l’Hexagone.

C’est chaque fois, il faut bien le reconnaître, un sommet d’organisation et de dynamisme ! Tous les acteurs se précipitent pour découvrir les dernières nouveautés et innovations du matériel dentaire, les présenter, et surtout permettre la rencontre de personnes que nous ne pouvons jamais croiser ailleurs ! Le bilan est toujours positif et nous revenons avec l’espoir que tout ce petit monde travaille pour que les patients soient mieux pris en charge, et finalement mieux soignés, au moins sur le plan technique. La relation humaine, cette dimension essentielle au soin, ne semble pas la préoccupation primaire de tous ceux qui exposent, à l’exception de quelques-uns.

Cette nouvelle édition de l’International Dental Show (IDS) s’est tenue du 21 au 25 mars et les chiffres de participation sont hallucinants : plus de 2 300 sociétés provenant de 59 nations. Durant ces cinq jours de foire, ces exposants ont reçu pas moins de 155 000 visiteurs internationaux sur une surface totale de 163 000 m2. Cette 37e édition a battu, et de loin, tous les records d’affluence. Du monde entier ont convergé fabricants, distributeurs, acheteurs, dentistes, prothésistes, hygiénistes, assistantes, journalistes… Tous sont à l’affût, pour les uns de clients, pour les autres de nouveautés. Cette année, ce sont des citoyens de presque 160 pays qui ont fait le déplacement (70 % ne sont pas Allemands). Pour tous, c’est un événement international incontournable. Son développement atteint le gigantisme et sa dimension est devenue si importante qu’il est impossible de visiter en cinq jours la totalité des halls.

L’impression de crise qui prévalait il y a deux ans semble avoir complètement disparu. On ressort de cette exposition complètement enthousiaste pour l’avenir, tant les nouvelles technologies sont prometteuses, et heureux de faire partie de cette grande aventure qu’est la dentisterie. Les confrères étrangers que j’ai rencontrés ont tenu des discours optimistes et tous étaient confiants dans la dynamique de développement de ces avancées dans leurs pays respectifs. Ce qui contrastait étrangement avec ceux de nos collègues français, compte tenu du contexte conventionnel en France et de la colère légitime de tous ceux qui composent la famille dentaire.

À titre personnel, je reste encore sur la dynamique de cette édition de l’IDS et veux croire comme tous les enfants au Père Noël pour les années à venir, avec l’espoir d’une refonte complète de ce qui nous a été imposé de manière arbitraire ! Et pour rêver encore un peu, je me transpose déjà dans l’IDS 2019 pour une fiction toute différente du contexte 2017, et en particulier le souhait que la France ait retrouvé sa vraie place dans ce beau rassemblement des nations.

Alors, vivement 2019 pour vivre d’autres grandes émotions ! Ce qui me rassure, c’est que deux années c’est long et court à la fois…

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