Le changement dans la continuité

 
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Orthophile a rencontré le président de la commission d’organisation des JO 2018 pour évoquer les spécificités de cette 21e édition.

Quel a été le bilan des JO 2017, qui fêtaient leur 20e anniversaire?
Jean-Baptiste Kerbrat : L’engouement pour cet événement est toujours aussi important, avec des chiffres de présence constants : 2 500 personnes en 2017. L’an dernier, c’était plus festif que d’ordinaire : une fête en fin d’exposition a permis des moments conviviaux avec les sponsors. La présence de conférenciers internationaux a fait du programme scientifique un événement en soi.

Quelles évolutions prévoyez-vous pour cette nouvelle décennie
JBK : Nous ne prévoyons pas de révolution : le changement se fait dans la continuité, avec des améliorations chaque année et de plus en plus de pluridisciplinarité et d’échanges.

L’un des temps forts des JO 2018 sera Les États généraux de l’enfant, avec pour sous-titre "L'interception ODF actrice de l'interdisciplinarité médicale." Pourquoi ce thème?
JBK : Nous avons pensé à cette thématique car il est important que l’enfant reste une préoccupation majeure des orthodontistes. Certes, depuis quelques années, les traitements pour adultes augmentent de façon exponentielle mais l’enfant doit rester au cœur de notre pratique. Ainsi, ce vaste sujet nous interpelle tous et concerne la prévention, l’interception, les traitements orthodontiques et la chirurgie maxillo-faciale.
Mais attention, les États généraux de l’enfant ne sont qu’un temps fort parmi d’autres de cette édition dont le programme a été concocté par le Pr Olivier Sorel. Nous allons aussi parler des adolescents, des adultes, de la pluridisciplinarité, de thermoformage ou encore de la prise en charge des édentements.

Plusieurs tables rondes abordent la motivation de l’équipe ou l'organisation du cabinet. Quelle place pour le management dans la pratique des orthodontistes?
JBK : Dans notre spécialité, le travail en équipe est très important. Le congrès proposera des ateliers sur l’optimisation d’un cabinet, sur la motivation de l’équipe au travers de l’entretien annuel avec le personnel ou encore la gestion des stocks.

Les assistantes sont conviées à ces journées. Quelles sessions peuvent les intéresser?
JBK  : Les assistantes sont un élément clé d’un cabinet d’orthodontie et je suis persuadé que leur rôle va prendre de plus en plus d’importance. L’ensemble des sessions ont donc depuis toujours été ouvertes aux assistantes dentaires, de façon à ce qu’elles viennent y piocher ce qui les intéresse le plus. À cela s’ajoute la journée du 12 novembre, spécifiquement ouverte pour elles, avec des ateliers tels que « Équilibre et performance en cabinet d’orthodontie », que nous les invitons à suivre en binôme avec leur praticien, ou sur le rôle de l’assistante dans la rééducation à la ventilation.

Quels ont été, selon vous, les moments forts du secteur de l’orthodontie ces derniers mois
JBK : Je ne dirais pas qu’il y a des nouveautés flagrantes, mais l’importance des techniques 3D est de plus en plus marquée. On sait que beaucoup de praticiens s’équipent aussi en radiologie ou en empreinte numérique et nous allons aborder ces questions de façon transversale au cours du congrès. Certes, il se passe beaucoup de choses dans la dentisterie mais les JO sont un événement purement scientifique, où les débats politiques sont exclus.

Quel message souhaiteriez-vous adresser aux lecteurs d'Orthophile
JBK  : Qu’ils viennent toujours très nombreux aux JO pour encourager la cohésion de la profession. Comme les JO sont organisées conjointement par 11 sociétés scientifiques, tous les praticiens peuvent trouver durant ces trois jours quelque chose qui les intéresse. Et puis c’est la fête de l’Orthodontie avec un grand O !

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