Union Dentaire – droit de réponse

Dans la Tribune libre, au chapitre Les News, brèves, courriers, annonces et autres « potins », du journal Dentoscope n°201 pages 12 et 13, le Dr Michel Kharitonoff dénigre gravement l'UD :

En écrivant à plusieurs reprises (6 fois) que l'UD touche « des subventions colossales » (ler paragraphe), « des fonds conventionnels », « des subventions, des fonds conventionnels » (3e paragraphe), « des énormes conventions » (trois fois),« des pots de vin déguisés liés à du trafic d'affluence », de I' << argent sale » (4e paragraphe).
En affirmant que l'UD est « une fidèle vassale des gouvernements », en insinuant qu'elle fait du « compérage » avec les gouvernements (ler paragraphe), de la « servilité mercenaire » (4e paragraphe), qu'elle fait partie des « syndicats collabo », « honteusement collaborateurs des gouvernements », « pathogènes et génocidaires » (5e paragraphe), dont le but serait d' « anesthésier », « tromper », << gruger les 40000 praticiens » (3e paragraphe ), « asservir », « faire avaler les pilules ministérielles » (4e paragraphe) et qui « trahissent » (7e paragraphe).

Non, l'UD n'a pas touché de subvention ni de fonds conventionnels pour avoir signé la convention. Elle agit et assure ses missions en toute indépendance.
L'entité CNSD-UD n'existe pas ; l'UD agit de concert avec les autres syndicats dentaires ou organisations professionnelles de santé quand elle a décidé qu'une action est favorable pour la profession et nos patients.

Les fonds qui sont alloués par I'APCDL (Association pour le paritarisme dans les cabinets dentaires libéraux) aux trois syndicats dentaires employeurs (UD, CNSD et FSDL) n'ont aucun lien avec une signature conventionnelle.
Ils sont versés au titre du fonctionnement du paritarisme, conformément à l'article 5 de « l'accord de branche pour le développement du paritarisme et le financement de la négociation collective dans les cabinets dentaires libéraux » du 16 mars 2007, étendu le 4 octobre 2007 ». En 2018, l'UD a reçu 17 121,28 € correspondant aux fonds du paritarisme de l'année 2017.

L'UD n'est pas non plus la vassale des gouvernements depuis 30 ans. Elle a déposé, par exemple, un recours contre l'avenant 2 puis contre l'avenant 3 à la convention de 2006 auprès du Conseil d'État. Avec d'autres syndicats, elle a aussi déposé un recours contre le Règlement Arbitral (RA).
Elle n'a signé la convention le 21 juin 2018 que parce qu'au bout de 10 mois de négociations, elle a estimé que la profession y trouverait son compte maintenant et pour les évolutions futures de notre profession. Elle a obtenu des avancées notables par rapport à l'avenant 4 (son Conseil d'administration National (CAN) a voté « oui » pour la signature à 76 %).
Les comptes de l'UD sont présentés chaque année par le Trésorier National à son CAN, et soumis à son approbation. Les comptes sont contrôlés par un Commissaire aux comptes.
Les propos du Dr Michel Kharitonoff sont purs dénigrements ; il le reconnaît lui-même : « Il est impossible de dire », « rien n'a jamais filtré là-dessus » (4e paragraphe).

Dans cette même Tribune libre, Dentoscope n° 201, le Dr Michel Kharitonoff porte des jugements erronés sur l'UD, faisant atteinte à la défense de la profession : En incitant les praticiens à « quitter syndicats et conventions des réseaux de soins » (dernier paragraphe », au motif que« la simple affiliation à la CNSD-UD vous inscrit automatiquement aux conventions des réseaux de soins» (3e paragraphe).
En préconisant de « fédérer chez chacun de nous la force et la manière de nous défendre seuls ».

Non, le Dr Kharitonoff porte un jugement erroné, l'UD a toujours défendu l'exercice libéral et n'a eu de cesse de combattre les réseaux de soins portant atteinte aux valeurs de la profession, notamment certains centres dentaires « low-cost ».
Seuls les syndicats représentatifs peuvent négocier les conventions face à l'UNCAM et l'UNOCAM. La représentativité dépend notamment du résultat aux élections URPS auxquelles tous les praticiens sont appelés à voter.
Le Dr Michel Kharitonoff est sans doute déçu, voire très en colère, suite au temps qu'il estime avoir perdu lors de son engagement auprès des CCDelis, non habilitées à négocier.
Les termes « Fédérer » et « se défendre seuls » sont antinomiques.
Il fait, par ailleurs, lui-même partie du réseau conventionnel puisqu'il est spécialiste en orthopédie dento-faciale, conventionné (annuaire santé de I'Assurance Maladie, site www.ameli.fr).

Philippe Denoyelle, Président et représentant pour l’UD.