Les attentes des Français en matière de santé

étude


Une étude Harris Interactive permet de cerner l’opinion des Français sur la santé et les préoccupations qui les animent dans ce domaine.

Lorsqu’ils pensent à ce que signifie pour eux « être en bonne santé », les Français évoquent d’abord spontanément le fait de ne pas être malade ou de ne pas avoir de maladie. Cependant, pour 52 % d’entre eux, la bonne santé ne se résume pas à cela, et de nombreux autres aspects sont spontanément mentionnés, comme le bien-être, la forme physique, le fait de bien manger, de se sentir bien dans son corps, de faire du sport, etc.

Pour la grande majorité des Français, au-delà du fait de ne pas être malade, différentes dimensions sont importantes dans l’idée qu’ils se font de la bonne santé. Dans le détail, la plupart d’entre eux estime qu’il est primordial, pour considérer qu’on est en bonne santé, d’être bien dans sa tête (très important pour 68 % d’entre eux), d’être en pleine possession de ses capacités intellectuelles (69 %) et physiques (62 %) et de se sentir bien dans son corps (60 %). Les bonnes relations aux autres (famille, proches, collègues) sont également prépondérantes pour 44 % des interviewés.
Pour être en bonne santé, la composante environnementale est également considérée comme très importante pour une majorité de Français. 70 % d’entre eux – et jusqu’à 76 % chez les plus jeunes – ont en effet le sentiment que l’environnement dans lequel ils évoluent (climat, qualité de l’air, qualité de l’eau, etc.) a un impact fort sur leur santé.

Les nouveaux enjeux de la santé

Les Français considèrent qu’il y aurait aujourd’hui des disparités de prise en charge les concernant. Ainsi, les maladies chroniques (70%) et les problèmes de santé qui ne sont pas liés au travail (64 %) apparaissent comme des problèmes bien traités au niveau national. En revanche, à l’autre bout du spectre, d’autres sont majoritairement considérés comme mal pris en charge, comme les problèmes psychologiques liés au travail de type stress, angoisse, burn out (69 %), la dépendance (64 %) et les problèmes de santé physique liés au travail (57 %). La gestion de l’accès aux soins pour tous, de même que la question du traitement des addictions, divisent les Français. La moitié d’entre eux estime nt que ces enjeux sont bien pris en charge, l’autre moitié que ce n’est pas le cas.

L’avenir dans le numérique ?

Si elles inquiètent en tant que sources potentielles d’addiction, les nouvelles technologies sont aussi perçues positivement par les Français dans le cadre d’une prise en charge médicale, notamment en ce qui concerne les maladies chroniques. Si leur traitement est plutôt vu comme bien pris en charge aujourd’hui (70 %), il pourrait être encore amélioré grâce à des outils de e-santé, utiles aux patients au quotidien. Les Français encouragent ainsi le développement de systèmes d’alerte numériques permettant aux malades de prévenir leurs proches en cas d’urgence (jugés utiles par 91 % d’entre eux), le déploiement d’un dispositif de dossier médical centralisé (90 %) et le recours à des objets connectés pour suivre sa santé et ses traitements au quotidien (78 %).

Enquête réalisée en ligne du 6 au 8 novembre 2018. Échantillon de 1 000 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus.

E.V