Impression implantaire 3D : du nouveau pour 2020

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Le LEM3 et l’IJL1 de l’Université de Lorraine travaillent à la conception d’implants anatomiques imprimables en 3D. Ils rendront leur copie en 2020.

 
Le projet Implant, mené en collaboration par le laboratoire d’étude des microstructures et de mécanique des matériaux de Metz (LEM3) et par l'équipe micro et nanomécanique pour le vivant de l’Institut Jean-Lamour de Nancy (IJL), vise à permettre l'impression 3D, à l’horizon 2020, d’implants dentaires intra-osseux et extra-osseux sur mesure à partir de radiographies.
 
Le programme, relayé par le quotidien économique Les Echos, devrait aboutir à raccourcir la durée des interventions chirurgicales, voire « éviter la greffe osseuse chez une personne édentée », explique le Dr Pierre Bravetti, chercheur à l’IJL, qui pilote le projet. Les deux laboratoires sont en pointe dans leurs domaines. Le Titane-Nobium, matériau développé et mis au point par le LEM3, se rapproche de l’élasticité naturelle de l’os. « Nous créons une pièce anatomique qui n'existe pas encore. Modélisé et conçu sur mesure, l'implant fabriqué en titane-niobium aura toutes les caractéristiques d'une vraie dent », annonce Pierre Bravetti. La diminution des contraintes dans l’os péri-implanté permettra ainsi de se rapprocher des contraintes physiologiques - ce qui favorisera la croissance osseuse. L’objectif est de rétablir une mastication ad integrum.
 
Les chercheurs de l’IJL travaillent, quant à eux, à améliorer la biocompatibilité des implants pour diminuer le risque infectieux. Les nouveaux implants - que les praticiens pourront, à terme, créer au sein de leurs cabinets au moyen d’imprimantes 3D - seront aussi plus durables.
 
Le projet est financé par le fond européen FEDER et les métropoles de Metz et Nancy à hauteur de 1,7 millions d’euros.

F.G