Kolmi-Hopen : Des masques pour se protéger et protéger les patients

CORONAVIRUS



Emmanuel Macron a rendu visite le 31 mars à Kolmi-Hopen, une entreprise de 102 salariés basée à Saint-Barthélémy-d’Anjou, dans l’agglomération d’Angers (Maine-et-Loire), en première ligne dans la lutte contre le coronavirus. Solutions Cabinet dentaire a réalisé un reportage dans cette entreprise avant la crise.

 
Tout commence il y a trente-deux ans bien loin d’Angers de l’autre côté de l’Atlantique, à Montréal, où Ronald Reuben fonde Medicom une entreprise à l’ambition et au marché internationaux spécialisée dans les soins de santé. Aujourd’hui encore Ronald Reuben qui tient les rênes du groupe mondial, continue à insuffler sa passion et sa vision à l’entreprise. La croissance du groupe suit les moments-clés des innovations médicales : très sensible aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé concernant les précautions à prendre contre le VIH, le créateur de Medicom lance la marque de gants SafeTouch - un succès mémorable pour l’entreprise. « la prévention des infections sont inscrits dans notre ADN », confirme Gérald Heuliez, directeur général de Kolmi-Hopen, entité européenne du groupe Medicom. 

Tirer le marché vers le haut
À la fin des années 1990, l’entreprise fait le choix de s’associer à Herchel Pitts pour se lancer dans la fabrication de masques et de produits en papier, elle se hisse au rang des fabricants de première classe en matière de prévention et de contrôle des infections. C’est vers la fin des années 1990 également que la branche européenne de l’organisation est créée dans la campagne néerlandaise... avant d’étendre ses activités en Asie avec l’ouverture de son premier bureau à Hong Kong. Sur le site d’Angers, ce que nous appelons par raccourci Medicom se retrouve la fusion de trois entreprises Medicom Europe, Kolmi et Hopen. Historiquement, l’usine est implantée dans la région depuis 1921 et existe depuis 1879 (c’est la fameuse usine de papier à cigarette Zig-Zag), sa division médicale est créée en 1970 avec des masques... en papier puis des surchaussures. « Nous avons dû développer des machines spécialement dédiées pour servir nos clients du monde médical explique Gérald Heuliez. Cinquante ans plus tard, nous sommes le premier fournisseur de masques chirurgicaux pour les blocs opératoires en France et leader dans la vente des produits dentaires en marque privée. » 

Des exigences hors normes
Installée dans la zone industrielle de Saint-Barthélemy d’Angers, Kolmi rassemble une centaine de salariés au sein d’un environnement high-tech. Ce qui ne lasse pas d’impressionner sont les machines (faites sur mesure) qui fonctionnent non-stop dans la salle blanche : « Cette salle blanche de 1 500 mlimite la présence de particules dans l’air, explique Gérald Heuliez, nous offrons ainsi une garantie d’excellence en ce qui concerne l’absence de micro-organismes. » Le fabricant n’hésite pas à s’imposer des niveaux de sécurité́, de confort et d’asepsie supérieurs à ceux exigé par la norme : « Depuis 2014, la norme européenne exige que la charge microbienne soit inferieure à 30 UFC (unités formant une colonie par gramme) et nos masques Kolmi affichent moins de 10 UFC... Alors que les produits d’importation comportent souvent plus de 300 UFC ! Nos clients chirurgiens-dentistes sont très informés des risques encourus et hésitent à acheter des masques à bas prix qui menacent leur santé et celle de leurs patients. Nous avons fait nôtre cette citation de Pasteur : “Au lieu de s’ingénier à tuer les microbes dans les plaies, ne serait-il pas raison- nable de ne pas les introduire” ? » Côté fabrication, avec seulement 3 % de rebuts, les chiffres hors-crise donnent le tournis : 260 charlottes à la minute, 1 000 gants par minute pour plusieurs centaines de millions d’objets produits par an (qu’il s’agisse de masques, de carrés de soins, de masques... le tout reste dans le médical et le jetable). Plus de 1 200 références sont disponibles dans le catalogue Medicom, avec une même volonté́ : proposer une large gamme de produits toujours plus sûrs pour les cabinets dentaires... 
 

Un masque en 5 exigences : pour se protéger et protéger le patient 
• Efficacité́ de filtration bactérienne (EFB) : elle permet de déterminer la quantité́ d’agents infectieux retenus par le masque. Alors que la norme impose 98 % de filtration bactérienne, les masques Kolmi affichent 99,8 %). 
• Résistance respiratoire : définit par la pression différentielle (Pa/cm2). Elle est un indicateur du confort respiratoire apporté par le masque. Plus la pression est faible, meilleure est la respirabilité. La performance des masques français Kolmi va au-delà̀ de ce qui est imposé par la norme EN 14683:2014. 
• Résistance aux projections extérieures grâce à l’utilisation de matériaux en non-tissé très résistants aux fluides projetés, pulvérises ou aéroportés. 
• Produits exempts de micro-organismes : la charge microbienne d’un masque à usage médical doit être inferieure à 30 unités formant colonies par gramme (UFC). Les masques Kolmi sont à moins de 10 UFC. 
• Masques garantis hypoallergéniques : fabriqués à partir de matériaux confortables pour ne pas irriter la peau.

G.M et E.V