41 % des praticiens enregistrent une baisse d'activité de 30 à 50 % (2)

Covid-19


L'Union Dentaire a réalisé une enquête auprès de 3 000 chirurgiens-dentistes. Plus de la moitié des répondants rencontrent actuellement des difficultés pour exercer, notamment en raison des conditions sanitaires draconiennes.

L'Union Dentaire vient de publier une enquête sur la manière dont les chirurgiens-dentistes ont vécu la crise du Covid-19 en France. Intitulée : « Crise du Covid-19 : comment l'avez-vous vécue ? », elle a été menée entre le 12 juin et le 6 juillet et a réuni les témoignages de près de 3 000 chirurgiens-dentistes français.

Maintenir l'accès aux soins

Les réponses délivrées par les praticiens permettent de mettre en lumière les difficultés et le quotidien d'une « population de soignants qui s'est mobilisée pour maintenir l'accès aux soins pendant presque deux mois malgré la fermeture de leur cabinet et l'oubli récurrent dans les annonces des autorités », commente l'Union Dentaire. 94,2% des personnes interrogées ont assuré une permanence téléphonique, 25,4% ont participé à la régulation, 46,6% ont été de garde et 10,1% se sont impliqués dans des actions sanitaires. Depuis la réouverture des cabinets le 11 mai (78,6% des cabinets ont rouvert entre le 11 et le 13 mai), 41,2% des personnes interrogées estiment subir une baisse évaluée entre 30 à 50% de leur activité.

Fatigue et stress

Plus de la moitié des chirurgiens-dentistes rencontrent actuellement des difficultés pour exercer, notamment en raison des conditions sanitaires draconiennes (port du masque toute la journée, protocoles lourds, coût élevé des équipements de protection individuelle...), de la fatigue et du stress que cela peut engendrer (14% ont soulevé des problèmes liés à leur nouveau rythme de travail : épuisement professionnel, baisse de motivation, peur du futur).

Durant la période de fermeture des cabinets dentaires (du 16 mars au 10 mai), les chirurgiens-dentistes ont bénéficié de la permission d'effectuer des téléprescriptions gratuitement pour leurs patients. Ils sont une majorité (69,8%) à espérer que la téléconsultation soit enfin autorisée pour leur profession et prise en charge par l'Assurance Maladie, souligne l'Union Dentaire.

Télémédecine

« Cela permettrait d'atteindre des personnes isolées dans des zones sous-dotées, celles éloignées de leur chirurgien-dentiste habituel ou ayant des difficultés à se déplacer, de faire une régulation plus efficace et d'améliorer le suivi des patients. La télémédecine permettra plus de transversalité entre les professions médicales au bénéfice du patient en réunissant par exemple un chirurgien-dentiste et un médecin généraliste pour mieux prendre en charge ses soins », estime le syndicat.

Enquête complète sur : www.union-dentaire.com/ experiencecdcovid19/