Le défi sportif de l'odontologie

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Corrélée à l’éssor de la pratique sportive, la dentisterie du sport se développe. À défaut d’être une spécialité, elle peut néanmoins constituer une valeur ajoutée pour le cabinet.

89 %. C’est le pourcentage de Français de 15 à 75 ans pratiquant une activité sportive en amateur ou en professionnel selon une enquête de 2010 sur les pratiques physiques et sportives en France, pour le compte du ministère des Sports. Un bon point, si l’on considère que les sportifs en retirent un bénéfice pour leur santé. C’est sans compter sur le fait que des pratiques sportives mal adaptées ont des impacts nocifs sur la santé bucco-dentaire et donc sur la santé en général. La santé bucco-dentaire du sportif est exposée à divers risques. Il y a le risque traumatique, inhérent aux sports de combat, de contact et à ceux pratiqués avec des accessoires. Il y a aussi le risque physiologique : à cause notamment de son alimentation - boissons acides et sucrées -, le sportif risque des lésions carieuses, une érosion dentaire. « Dans les disciplines de fond, ils doivent s’alimenter tout le temps, explique le Dr J-L.D, omnipraticien, chirurgien-dentiste à l’Insep et vice-président de l’association européenne pour la dentisterie du sport. Ils sont donc plus sensibles aux attaques carieuses, les dents étant toujours en contact avec les aliments ». En outre, « les athlètes de haut niveau semblent avoir plus de lésions carieuses liées au changement métabolique. En particulier à une salive plus alcaline modifiant la fonction immunitaire », ajoute le Dr T., maître de conférences associé dans le département santé publique odontologie légale et du sport à l’université Paris Diderot, se référant à une étude allemande de 2014.
C’est sans compter, aussi, sur le fait qu’une mauvaise santé bucco-dentaire (un problème d’infection ou d’occlusion par exemple) affecte de manière négative le corps, et donc, les performances. « Il y a des sportifs qui ont perdu leurs compétitions sur des symptomatologies liées aux dents de sagesse, par exemple », témoigne le Dr S.T. Le sport est donc bon pour la santé, à condition de veiller à sa dentition. D’où un rôle à jouer pour le praticien dans l’accompagnement.

Une valeur ajoutée pour le cabinet

C’est à vous qu’il revient d’identifier le patient sportif. Facile pour le haut niveau, seul à être soumis à la surveillance médicale réglementaire et à son examen dentaire annuel. Moins pour le patient lambda. « Il convient d’intégrer systématiquement, dans le questionnaire médical, les ques- tions : “Pratiquez-vous un sport ? À quelle fréquence ?.. », préconise le Dr J-L.D, pour orienter le message. Vient ensuite l’identification des problèmes. Inscrivez-vous dans une démarche préventive, pas seulement curative.

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