Comment (bien) communiquer avec votre prothésiste ?

 
Comment (bien) communiquer avec votre prothésiste ?

Partie souvent réservée aux assistantes, la communication labo de prothèses / cabinet dentaire est la pierre angulaire de la réussite des cabinets performants. Marche à suivre pour comprendre les enjeux et mettre en place une relation fluide avec ce collaborateur incontournable.

Le laboratoire de prothèse n’est pas un collaborateur comme les autres. Il représente 20 % du chiffre d’affaires du cabinet, ce n’est rien d’autre que le plus gros fournisseur du cabinet, c’est dire son importance dans la bonne marche (et la bonne santé économique) de la structure. Il est coutumier de dire que quand il n’est pas bon… le praticien et l’équipe ne peuvent pas être bons ! Le prothésiste est un partenaire incontournable pour le cabinet dentaire performant et la relation avec lui est bien souvent un poste qui revient aux assistantes dentaires qui assurent le tampon entre deux professionnels qui ont souvent du mal à se comprendre.

Les dialogues de sourds sont légion au sein de ces deux professions qui ne peuvent pourtant pas vivre l’une sans l’autre (malgré les progrès actuels de la CFAO) ! D’un côté les chirurgiens-dentistes vont reprocher aux prothésistes de ne pas respecter les délais, de ne pas comprendre ce qu’on leur dit, d’être trop chers… De l’autre, les prothésistes vont critiquer les dentistes pour leurs empreintes approximatives, pour ne pas être clairs dans leurs instructions et de ne pas vouloir payer le prix de la qualité. Sans vouloir arbitrer, la seule chose sur laquelle on est obligé de s’accorder : c’est sur la nécessité de s’accorder ! Un « mauvais » dentiste travaillera avec un « mauvais » prothésiste et les bons travailleront ensemble. La raison est simple : un bon prothésiste refusera des empreintes ininterprétables à répétition et un bon praticien ne maintiendra pas sa collaboration avec un prothésiste systématiquement en retard ou au travail approximatif. Le problème de la communication entre le cabinet dentaire et le labo de prothèse reste une réalité… et l’assistante est souvent au coeur de cette relation.

Comprendre un contexte en mutation

Avec l’arrivée massive sur le marché des prothèses low cost et la rationalisation du marché avec la CFAO (les prothésistes se regroupent et leur métier devient de plus en plus dépendant des nouvelles technologies, exit donc les « petits » labos peu équipés), le marché se divise en deux tendances : la prothèse bon marché à faible qualité d’une part et la prothèse de qualité à prix fort, aux côtés desquelles existent les prothésistes stars qui vendent très, très cher. Les prothésistes de talent étant de plus en plus sollicités – parce que rares – leurs prix montent (la loi de l’offre et de la demande !) alors que les techniciens qui ne peuvent pas suivre en qualité fuient le métier parce que leurs prix baissent… et donc leur rémunération.