Du bon usage des réseaux sociaux

 
Du bon usage des réseaux sociaux

De plus en plus de chirurgiens-dentistes échangent via les réseaux sociaux. Un outil d'entraide qui permet de bénéficier d'une certaine visibilité. Mais attention, cet outil peut se retourner contre vous.

Bonjour les amis, je sollicite votre avis concernant ce patient… », « Salut, dans le cas où on fait un bridge couronne - inter - Inlay, quelle cotation pour l'inter ? », « Consoeurs, confrères, quelle mutuelle avez-vous choisie pour vos salariés ? ». Voilà plusieurs exemples de publications que l'on peut trouver sur les réseaux sociaux. Et notamment sur Facebook, plate-forme privilégiée des praticiens qui y ont constitué des groupes spécifiques. Parmi eux : « Les dentistes ne sont pas des pigeons » (9 400 membres), « Dentistes de France » (16 500 membres) ou plus humoristique « Tu sais que tu es dentiste quand ».

Le Dr Valéry Grard a rejoint ces groupes en 2016, « au moment du règlement arbitral, pour faire une veille sur cette actualité. La profession est très individualiste, il n'existe pas de réelle corporation qui nous rassemble. Face à cette donne, les groupes Facebook viennent combler un manque. » La praticienne installée à Cavalaire-sur-Mer dans le Var pointe cependant un bémol, « parfois, être trop bien informée sur l'état de la profession peut être anxiogène, car on prend conscience de toutes les difficultés qui frappent le métier. C'est un mal pour un bien, un homme averti en vaut deux ! » La plupart des praticiens utilise ces groupes pour conforter leur avis. En quelques minutes, à l'aide d'un smartphone, des photos sont postées sur les réseaux sociaux. Dans la foulée, d'autres praticiens viennent livrer leur analyse et partagent leur expérience. En somme, un vrai diagnostic partagé !

Rémy Pascal