Déclarez votre humour au cabinet

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Trop souvent cantonné au cercle privé, l'humour a pourtant toute sa place dans la vie professionnelle. Voici quelques raisons de l'inviter dans l'enceinte carrée du cabinet d'orthodontie.

À l'origine du Petit traité de l'humour au travail de David Autissier et Élodie Arnéguy (éd. Eyrolles), il y a une remarque d'un salarié : « Vivement vendredi que je me marre un peu ! » Cette remarque, vous l'avez peut-être un jour faite vous-même, ou alors entendue de la bouche d'un de vos associés ou salariés. Elle peut paraître anodine, mais il n'en est rien, car c'est comme si « travail et humour étaient manifestement incompatibles, notent les auteurs. Comme si deux mondes s'opposaient, une sphère professionnelle où l'humour serait banni, et une “autre vie”, où l'on pourrait s'adonner au rire ». Or il n'en est rien. Au contraire : vous avez tout intérêt à ce que cette forme d'esprit franchisse le seuil de votre cabinet. « C'est un outil formidable qu'il faut utiliser à tous les instants de la vie », estime le Dr Olivier G., praticien à Paris et humoriste. « La philosophie du rire amène des choses très intéressantes qu'on ne soupçonne pas au début », approuve le Dr Alain D., son confrère toulousain et comédien.

Une stratégie de management efficace

Il concourt au bien-être

L'humour, qui provoque le rire, contribue à la qualité de vie au travail. Il a un impact sur la santé physique et psychique des individus. Il diminue la tension artérielle, régule le rythme cardiaque, baisse le taux de cortisol et d'adrénaline (les hormones du stress), égaye le quotidien, améliore le moral... « C'est une véritable thérapie, le meilleur antidépresseur qui soit, le meilleur anxyolitique... Et il n'y a pas d'effets secondaires !, résume Alain D., pour qui une journée sans rire est une journée perdue. » Autre atout, qui concourt aussi au bien-être : l'humour fait tomber les masques, souvent lourds à porter. Exemple au cabinet du praticien-comédien : l'équipe n'hésite pas à le charrier sur sa propension à tâcher ses affaires avec des petits tacles tels que : « C'est impossible que ce vêtement soit à Alain, il est tout propre ! »
« Via l'humour, ils me disent “Je vois qui tu es”, analyse le praticien toulousain. Je n'ai pas besoin de perdre de l'énergie à faire semblant d'être ce que je ne suis pas. Le groupe m'accepte tel quel et nous sommes capables d'en rire ».

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