Les modèles de démonstration 3D : une aide à la motivation

Les modèles de démonstration 3D

Pour bien se faire comprendre, on sait qu’un bon dessin est préférable à tous les discours. Mais mieux qu’un dessin à plat, il y a la maquette 3D, que le patient peut prendre dans ses mains, toucher et qui rassure.

Après le diagnostic au fauteuil par le chirurgien-dentiste, il reste une étape importante pour la réalisation des soins : l’acceptation par le patient de s’engager dans le processus thérapeutique. C’est là que doit s’établir un rapport de confiance entre le praticien et le patient. Il convient donc de bien se faire comprendre et surtout de rassurer sur le bien fondé des actes à entreprendre.

Un modèle de démonstration en 3D pour de multiples avantages

En matière de santé, la nécessité pour un patient de suivre les conseils de son médecin demeure une priorité. Dans un cabinet dentaire, il faut savoir se faire entendre, donc pouvoir établir un climat de confiance qui ne laissera pas la place au doute. Mieux qu’un croquis qui ne fait intervenir que le regard, la maquette permet de combiner la vue et le toucher. L’intérêt qui en résulte est évidemment une meilleure diffusion de l’information. Prendre en main l’objet que l’on regarde, favorise la connexion avec lui. Ce qui était étranger devient plus familier.

Les craintes légitimes de l’inconnu s’estompent plus facilement et l’écoute s’améliore. Le simple fait de pouvoir toucher rassure. L’avantage de la maquette, quand il s’agit de convaincre, est indéniable : tous les architectes s’en servent pour vendre leurs projets. Le praticien ne propose pas un pont ni un immeuble à son patient, mais des soins et des prothèses dentaires.

Rendre le discours réaliste

La copie 3D des actes qui devront être réalisés rend le discours plus réaliste. Les modèles de démonstration sont, de ce point de vue, remarquables de précision. Une représentation en 3D, si elle est parfaitement réalisée, impressionne par ses détails. Il convient d’utiliser cette valeur et se placer, en tant que praticien, dans cette démarche de qualité. L’exactitude du modèle de démonstration permet facilement au patient d’étendre cette excellence au cabinet.

En somme, pour le patient, il devient très facile de conceptualiser à la fois les soins et la perfection de leur réalisation. Il devient ainsi très simple de faire comprendre à un patient qui n’en a jamais vu, ce qu’est un inlay-core et quelle est son utilité. La plupart des modèles sont d’ailleurs démontables et on peut reconstituer l’acte en posant une coiffe sur le faux moignon. C’est propre, clair, le patient peut, s’il le veut, essayer lui-même la manipulation. Rien de mieux pour faire accepter ce qui, précédemment, était encore étranger.

Faciles à trouver

« Pour la motivation des patients, les modèles de démonstration sont d’une grande utilité pour exposer les problèmes et discuter les méthodes thérapeutiques à entreprendre, et tout cela sans perte de temps » annonce une grande marque. Qu’on se fournisse auprès du fabricant ou d’un distributeur, il en coûtera quelques centaines d’euros par modèle. Beaucoup de modèles existent sur le marché ; étant impossible de tout montrer dans une seule bouche, chacun d’entre eux présente un aspect des soins. Mais avec trois ou quatre modèles, il est possible d’exposer les soins de base : inlay, inlay-core, couronne, bridges de tout type, implant, etc. Il existe des modèles spécialisés dans l’implantologie, d’autres dans l’orthodontie...

On trouve des kits complets remarquablement bien faits. Car, même pour les modèles les plus simples (par exemple pour encourager les enfants à se brosser les dents), la qualité de fabrication est exceptionnelle. Il est possible de se procurer des modèles très réalistes, avec des couleurs naturelles, ou au contraire plus design, tout en transparence, faisant ressortir l’aspect technologique sans l’image du sang. La plupart de ces outils de prophylaxie bénéficie d’une certification ISO 9000.

Le discours de la méthode

Que ce soit pour le praticien ou l’assistante coordinatrice, le discours doit être au point. Si les modèles de démonstration apportent beaucoup, ils ne se suffisent pas à eux-mêmes. Ils sont bien sûr très utiles en tant que support et offrent une véritable aide à l’explication. La communication passe plus facilement : le praticien est dans son élément, il est clair et le patient le ressent. Tout s’établit dans la sérénité. Le patient prend confiance et la possibilité lui est offerte de prendre en main la maquette qui renferme la solution à ses problèmes, cela joue souvent un rôle de détonateur et sa motivation s’établit plus facilement. Faut-il opter pour un implant ? Un bridge est-il suffisant ? Comment se fixe l’appareil ? Les crochets sont-ils suffisamment discrets ?

À peine posées, les questions trouvent rapidement une réponse. Le choix revient alors au patient, et lorsqu’il accepte son plan de traitement, il peut en mesurer toutes les facettes, en constatant sur le modèle qu’elles répondent à son problème. « L’utilisation de la maquette ne doit pourtant pas être systématique, nous précise Guylène Favard, assistante coordinatrice dans un cabinet dentaire spécialisé dans l’esthétique. Il convient de l’utiliser pour rassurer le patient. Il arrive que les explications données au fauteuil soient suffisantes et il est alors peu utile de surargumenter », ajoute-elle.

Aides à la motivation

Ces outils permettent aux chirurgiens-dentistes de faire accepter leur plan de traitement à des patients qui sont présumés ne rien connaître aux questions dentaires. Le patient prend ainsi possession d’une solution thérapeutique : il l’assimile, pour « se la revendre à lui-même » ainsi qu’à son entourage (qui peut être déterminant lorsqu’il s’agit d’engager des frais conséquents). Les explications données grâce à cette « aide à la motivation » peuvent être alimentées en amont (comme en aval) par une approche plus classique, à travers la lecture de magazines grand public sur la santé bucco-dentaire.

Ainsi par la curiosité qui aura été suscitée, et par la validité qu’apporte la 3D, le patient voit apparaître une vérification de l’explication orale, une deuxième vague d’aide à la motivation... étayée par les fiches techniques et les publications comme le magazine « Sourire » qui permettent au patient de se repencher sur les mêmes thèmes qu’abordés au cabinet avec son praticien, pour lui-même comme pour son conjoint.