L’hypnose : Comment aider les patients à se détendre ?

L’hypnose

L’hypnose apporte une aide concrète aux patients phobiques pour les amener en douceur à changer un comportement qui peut se révéler problématique pour leur santé bucco-dentaire. Tour d’horizon…

N’essayons pas de canaliser des peurs majoritairement irrationnelles, sous peine de bloquer définitivement les soins. Une solution, parmi d’autres, est de faire appel à l’hypnose. Deux solutions sont alors possibles. La première est de conseiller à ces patients atypiques de s’orienter vers un confrère chirurgien-dentiste qui soit aussi praticien en hypnose.

Selon le contexte, ce praticien soigne intégralement ou renvoie le patient auprès du chirurgien-dentiste qui le lui a adressé. Une deuxième solution consiste à les adresser à un hypnotiseur pour quelques séances avant un retour en cabinet. Ces derniers sont plus nombreux par départements que les chirurgiens-dentistes également praticiens en hypnose et, de ce fait, sont plus faciles à trouver à une distance raisonnable du cabinet.

Toute la puissance de l’hypnose réside dans le fait qu’elle peut provoquer des modifications de fonctionnement au niveau neuronal (plasticité cérébrale), notamment au sein du système limbique qui joue un rôle important dans notre comportement et nos émotions. Au cours de l’hypnose, des zones cérébrales sont moins actives, induisant ainsi une modification de la conscience et de la volonté, tandis que d’autres zones montrent au contraire une activité supérieure à celle qui a pu être observée à l’état de conscience.

L’hypnose permet de réaliser des soins sur des personnes phobiques ou des soins particulièrement longs en conditions (psychologiques et physiques) sereines. Les séances sont donc nettement plus confortables pour le patient et pour le praticien. L’hypnose n’a qu’un effet secondaire, celui de nous rendre encore plus attentif à chaque patient, à notre relation aux patients… et donc à nous-mêmes.

Voir l’article complet « L’hypnose : Comment aider les patients à se détendre ? » dans Indépendentaire n°99 de juin 2012.