L’onde de choc Pessoa

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En novembre 2012, ils sont 52 à avoir entamé leur cursus d’odontologie au centre universitaire Fernando Pessoa de Toulon. 52 probablement à avoir échoué au concours de première année de médecine (ou à ne pas avoir voulu le préparer en vue de le présenter…), épreuve nationale indispensable pour devenir chirurgien-dentiste français. Tous ont choisi comme alternative cette nouvelle école privée, qui leur promet, au terme de 5 années de formation, un diplôme portugais, valable pour exercer dans toute l’Union européenne. Plusieurs difficultés se posent quant à l’installation de cette école : la légalité de son installation même et par conséquent la légalité du diplôme final délivré, la qualité des études dispensées (en son sein et hors les murs), le coût de la formation.

Mais au-delà de la problématique Pessoa s’engage celle du départ vers des formations étrangères d’étudiants français. En toile de fond : le numerus clausus français, cette année fixé à 1 200, qui ne suffirait pas à enrayer la pénurie de praticiens, liée aux départs à la retraite, avec des praticiens travaillant plus que leurs jeunes remplaçants, et à la démographie professionnelle, avec de – trop – nombreuses primo-installations dans des zones déjà saturées et des zones rurales boudées par les nouveaux diplômés…

En essayant de dépassionner le débat, nous avons posé les questions aux personnes-clés du dossier : Bruno Ravaz, président du centre, Philippe Denoyelle, président de l’UJCD, mais aussi Philippe Bessis, avocat à la cour et Robert Maccario, consultant.

En savoir plus dans l’article complet « Fernando Pessoa - Toulon : le Centre universitaire qui divise » dans Indépendentaire n°108 de mai 2013.