Comment gérer ma trésorerie ?

Fastidieuse, complexe, l’administration de la trésorerie n’est pas toujours au centre des préoccupations d’un praticien. Pourtant, il s’agit d’une composante essentielle de la gestion d’un cabinet.

Afin de gérer au mieux sa trésorerie, il est tout d’abord conseillé de suivre toutes les étapes de la démarche suivante :

1. Identifier son seuil de rentabilité avant rémunération ;
2. Déterminer le montant de cette rémunération ;
3. Fixer le montant de ses besoins en trésorerie ;
4. Éventuellement : conclure une convention de découvert ou de placement de l’excèdent de trésorerie avec son banquier.

La détermination du seuil de rentabilité avant rémunération du titulaire

En effet, il est impossible de gérer sa trésorerie sans connaître au préalable le point mort du cabinet, ou plus exactement le seuil de rentabilité financier avant rémunération du titulaire. Le seuil de rentabilité avant rémunération du titulaire, c’est-à-dire le montant d’honoraires minimal à encaisser afin de payer toutes ses charges structurelles. Une fois identifié le seuil de rentabilité avant rémunération, il est possible de déterminer le montant que le praticien peut allouer mensuellement. Mieux vaut penser à prévoir sur ce montant une marge supplémentaire de 40 % correspondant aux charges sociales (pour 100 de rémunération nette allouée, retenir 140 de rémunération chargée).

Déterminer ses besoins

En fonction du seuil de rentabilité financier et du montant de la rémunération chargée, il est possible d’évaluer la somme minimale à encaisser mensuellement. Afin de se dégager une marge de sécurité, il est généralement admis de rajouter 20 % à cette somme… Nous obtenons ainsi le montant dont nous avons besoin afin de stabiliser notre trésorerie, et donc le montant à partir duquel nous allons dégager des excédents de trésorerie ou a contrario creuser notre trésorerie.

En savoir plus dans l’article complet « Comment gérer ma trésorerie ? » dans Indépendentaire n°114 de janvier 2014