Comment protéger sa réputation sur Internet ?

 
Comment protéger sa réputation sur Internet ?
© shironosov/istockphoto

De nos jours, la réputation d’un praticien n’est plus limitée au bouche à oreille des habitants de sa commune, elle s’étale également sur la toile et ne connait de fait plus de frontière. Il est dès lors essentiel de veiller à sa bonne e-réputation…

Comme le disait Léonard de Vinci, « rien n’est plus à craindre qu’une réputation entachée ». Cette affirmation est d’autant plus vraie aujourd’hui avec Internet et les moteurs de recherche comme Google. Il suffit de saisir dans le fameux moteur le nom d’un particulier ou d’un professionnel pour tout savoir de lui. N’importe qui peut écrire n’importe quoi, sur n’importe qui, de n’importe où, n’importe quand. Peu importe si c’est vrai ou faux, beau ou laid, diffamatoire ou élogieux. Le moteur, avec son robot, collecte les données qui vous concernent et les diffusent dans votre page de résultat. C’est ainsi que des horreurs peuvent paraître dans la liste de résultat. Et votre réputation peut être entachée aux yeux de tous.

Comment faire pour supprimer des contenus dénigrants ?

Vous pouvez certes recourir à des techniciens qui essayeront, en créant du contenu, de noyer le poisson, mais ces techniques peuvent s’avérer insuffisantes, et le poisson remonter à la surface… Si l’auteur du contenu n’est pas anonyme, le mieux est de lui adresser une gentille lettre de mise en demeure en lui expliquant le préjudice subi et ce qu’il encourt. S’il refuse de supprimer le contenu litigieux, il est alors possible d’agir en justice. Si la personne est anonyme, on peut faire une requête en identification auprès de l’hébergeur. Il communiquera alors des données d’identification, si ce n’est parfois directement l’identité de l’auteur du contenu. Enfin, il est également possible d’agir directement à l’encontre de l’hébergeur, ou du moteur qui référence le contenu litigieux. Il existe ainsi toute sorte de stratégie à étudier avec son avocat avant de lancer la procédure.

Par Arnaud Dimeglio