Je ne me sens pas à la hauteur…

Il arrive parfois de ne pas se sentir capable d’assumer. Il est pourtant possible de combattre ce sentiment et de dominer les obstacles.

Le sentiment de ne pas être à la hauteur a cela de curieux qu’il vient d’un jugement personnel, tout en mettant en jeu les autres et leur regard. En mathématiques, un brillant étudiant se sent à l’aise sur les bancs de sa classe, dans son élément, à la hauteur. Le soir, il se transforme en apprenti comédien dans un cours de théâtre. Face à des acteurs plus aguerris, il a l’impression de ne pas faire le poids. Pourquoi une telle distorsion ? Comment changer ce jugement et ne plus se sentir inférieur ?

On peut penser que cette désagréable impression connue au moins une fois dans sa vie par tout un chacun est ancestrale et renvoie aux premiers âges de l’humanité. L’Homo sapiens a dû se faire à l’idée que seuls des outils et armes pouvaient lui procurer subsistance et sécurité. Puis l’homme a craint d’être détrôné par la machine infatigable et disciplinée. Aujourd’hui les robots, s’ils nous tirent bien souvent d’embarras, mettent le doigt sur nos manques occasionnels de rigueur et de constance. L’autre est partie prenante dans ce schéma de pensée, qu’il soit directement impliqué ou non. Le professeur qui observe son élève le plus faible avec un regard réprobateur, s’il porte un regard définitif sur ses capacités, peut signer du même coup sa participation à l’échec scolaire. L’expression « ne pas se sentir à la hauteur » met en évidence la notion même d’impression, qui peut être faussée par une émotion, une peur. La crainte d’échouer à un examen peut conduire à elle seule à créer les conditions de la réalisation de cette hantise. Penser ne pas avoir les épaules pour réaliser un objectif est une alarme qui peut toutefois être d’une grande utilité. Elle peut permettre de faire entrevoir des faiblesses dont on n’est pas conscient. Bien souvent, ne pas se sentir à même de prendre une responsabilité ou de remplir une mission signale une tendance à la timidité. C’est sur ce problème que la personne va devoir se focaliser. Elle va se mettre en quête de le régler et du même coup elle se sentira, une fois le sentiment d’infériorité évacué, tout à fait à la hauteur.

Le syndrome de l’imposteur

Ce syndrome est plutôt angoissant et donne des sueurs froides au plus assuré des individus. Il se définit comme un doute excessif, maladif. Les personnes qui en souffrent rejettent loin d’elles leur travail méritant. Elles pensent même qu’elles abusent leurs collègues et dupent leurs supérieurs. Fantasme masochiste qui réduit à néant les fondements narcissiques, il ruine la vie de ceux qui en sont affectés. Ce sentiment est plus souvent perçu par les personnes qui ont justement un fort potentiel. Ce complexe est étroitement lié à la peur de réussir. Les personnes vivent dans le doute perpétuel avec la peur d’échouer, d’être démasquées et que la preuve soit faite de leur inaptitude. En cause, un manque cruel d’estime de soi qui peut mener à l’échec ou à la dépression.

En savoir plus dans l’article complet « Je ne me sens pas à la hauteur… » dans Indépendentaire n°113 de décembre 2013