15 erreurs de management (facilement) évitables dont la lecture de cet article vous débarrassera

Les petites négligences auxquelles on ne prête pas attention peuvent, au quotidien, véritablement briser la cohésion du cabinet. Il existe en effet de ses erreurs de management que notre équipe a bien du mal à nous pardonner et qui sont pourtant assez facilement évitables… quand on nous les pointe du doigt ! Tour d’horizon des erreurs dont il convient de se débarrasser d’urgence.

1. Oublier de saluer son équipe en arrivant

Ça n’est pas grand-chose, on termine une conversation téléphonique en arrivant au cabinet et on file au vestiaire se changer téléphone à l’oreille et le « mal » est fait, on n’a pas salué l’assistante déjà en poste. Zapper ce simple rituel de savoir-vivre peut causer bien des dégâts. Nous savons que notre besoin de reconnaissance doit être satisfait, bonne nouvelle, il commence par un simple « bonjour ». « Par stress de la journée à venir et parce que je ne suis pas très à l’aise dans les bla-bla improductifs, je ne prêtais pas attention à la façon dont j’arrivais le matin au cabinet. On travaille toute la journée ensemble, explique Jean-Marie, implanto dans le Var, je pensais qu’on était au-dessus des salamalecs que l’on passe la journée à servir aux patients ! Mais apparemment non : une assistante est partie, un bon élément, et la plus ancienne m’a dit que les choses n’en seraient pas arrivées là si j’avais été un peu plus attentionné ! Depuis je me comporte avec mon équipe comme avec mes patients… »

2. Trop parler

Le manager a un devoir de réserve sur les informations qu’il recueille. En tant que manager, il est important de savoir tenir sa langue, surtout dans des petites structures comme celle d’un cabinet. « Myriam, mon assistante, m’avait confié avoir des problèmes personnels avec son mari et avait voulu me mettre dans la confidence pour excuser son manque de concentration, se rappelle Benoît omnipraticien. Pensant arranger les choses, j’en ai parlé à la secrétaire administrative qui ne supportait plus ses négligences. Quelle erreur ! La secrétaire n’a pas su tenir sa langue et j’ai dû supporter la désapprobation silencieuse de Myriam pendant des mois… » Colporter des rumeurs ou créer des polémiques n’entre pas dans les attributions d’un manager.

3. Laisser les nouveaux se débrouiller seuls

Tout se joue pendant la période d’essai ! Et l’accueil du premier jour peut déterminer la longévité de la relation employeur/employé. Tout nouveau venu mal accueilli mettra d’autant plus de temps à être opérationnel et ralentira le travail du cabinet (quand il ne la démotivera pas totalement en la quittant !). Sur le sujet se reporter à l’accueil du nouveau salarié, Indépendentaire n°81.

4. Réagir avant de réfléchir

On ne le sait que trop bien, l’impulsion n’est jamais la meilleure des conseillères dans notre rapport aux autres. Sous le coup de la colère, il arrive trop souvent que les mots dépassent notre pensée et blessent durablement notre interlocuteur. En tant que manager, le poids de ce qui est dit a d’autant plus d’importance auprès de nos salariés. « Pour la troisième fois dans le mois, mon collaborateur m’a laissé gérer ses urgences, raconte Clément. Je me suis emporté en disant qu’il “ne servait à rien” ! Naturellement, il a quitté le cabinet sans attendre son reste. Avec le recul, je me dis que j’aurai dû lui en parler entre quatre yeux, sans être aussi brutal. J’aurais pu gagner le temps nécessaire pour recruter un nouveau candidat. » Attention également aux excès d’enthousiasme (tout aussi préjudiciables !) : une promesse lancée dans le feu de l’action et qu’il faudra retirer ne manquera pas de décevoir. « J’avais fait un excellent, et un peu inexplicable, premier semestre… se rappelle Eve, omnipraticien à Nantes. Super-contente, j’ai lancé en réunion à mes assistantes

5. Ne pas recadrer

Un collaborateur qui arrive avec du retard plusieurs fois, une secrétaire qui a un comportement à la limite de la politesse avec un patient… En laissant pourrir la situation, le risque encouru est de perdre de l’autorité sur l’ensemble de l’équipe du cabinet par la faute d’un seul individu. Si les comportements limites ne sont pas recadrés, quel intérêt d’avoir un comportement professionnel vertueux ? « Mon assistante était dans une situation personnelle très compliquée, en instance de divorce, relate Michèle, pédodontiste dans un cabinet de groupe dans l’Aveyron. Elle arrivait en retard, souvent pas maquillée, mal coiffée. Son laisser-aller était généralisé, mais c’était un bon élément, avant, et je savais qu’elle traversait une mauvaise passe. J’ai décidé de fermer les yeux le temps que l’orage passe pour ne pas l’accabler d’avantage. Mal m’en a pris, le reste de l’équipe s’est calqué sur cette désinvolture… Il a été bien compliqué de les remotiver tous et de me réimposer auprès d’eux. »