Comment maintenir la motivation de mon assistante ?

Comment maintenir la motivation de mon assistante ?

Au-delà du salaire (qui s’il est un argument n’est pas pour autant une baguette magique) existent d’autres façons d’amarrer son personnel au port du cabinet. Du développement personnel au sentiment d’appartenance, pistes vertueuses à explorer, en lecture à quatre mains !

C’est la grande question que tout dirigeant de cabinet dentaire est un jour amené à se poser : comment réussir à motiver mon assistante sur la durée, passée la période d’euphorie (relative) des débuts ? Sans possibilité d’évolution majeure (il existe en effet peu de chances qu’une assistante reprenne le cabinet de son employeur), inciter à continuer d’accompagner son praticien avec le même enthousiasme que dans les premiers jours relève de la gageure. Passé un certain laps de temps, l’assistante peut se fatiguer, se démotiver puis disparaître. Souvent, on n’a pas compris pourquoi notre perle rare a quitté le navire sans crier gare. Elle avait probablement un besoin de reconnaissance non satisfait et de maigres perspectives ; même si ses fonctions lui conviennent et qu’elle prend visiblement du plaisir à les accomplir, l’assistante doit savoir qu’elle n’est pas destinée à occuper toujours et immuablement la même place dans la structure. Sa solution ? Changer de cabinet. Pour éviter un turn-over trop important qui désorganise le cabinet et garder à la fois son assistante et sa motivation, il existe pourtant des solutions alternatives.

Tous démotivés ?

Les salariés français (toutes professions confondues) sont souvent désignés comme les champions de la démotivation à l’échelle européenne. Selon la 9e édition du baromètre Edenred-Ipsos sur le bien-être et la motivation des salariés, parue en 2014, s’ils sont 71 % de travailleurs européens à être heureux au travail, ce pourcentage tombe à 62 % en France.

Plus de la moitié des Français ne sont pas satisfaits de la reconnaissance de leur implication dans leur travail, 42 % estiment qu’ils ne sont pas suffisamment considérés ou respectés au regard du travail effectué. Autre point noir à souligner, plus de six salariés sur dix ne sont pas satisfaits de leur rémunération. Plusieurs leviers existent néanmoins pour fédérer ses troupes autour du développement du cabinet (les primes et intéressements, la formation continue, les sorties, les opérations de team building…) et pousser à l’autonomie. Des possibilités existent ainsi pour booster l’engagement de vos troupes. Mais, pour emporter l’adhésion et l’engagement de son équipe, il faut commencer par être clairs sur ce qui les booste réellement et sur ce qui les démotive à coup sûr… et à se débarrasser de ces fausses croyances qui nous empêche d’être un bon manager.

Il n’y a pas que le salaire qui compte !

Penser que la rémunération est la seule chose qui peut motiver les salariés est une idée reçue que partagent de nombreux chirurgiens- dentistes. Évidemment que la rémunération entre en part non négligeable dans la motivation d’un salarié, mais elle ne représente pas pour autant le principal facteur de motivation. La motivation est un mécanisme plus complexe qui dépend d’un ensemble de conditions réunies telles que l’ambiance au sein du cabinet ou encore les possibilités d’évoluer (ou de diversifier les tâches). La première raison qui pousse une assistante à aller voir si l’herbe n’est pas plus verte dans le champ du confrère est majoritairement liée à un défaut de reconnaissance de la part de son patron (et il n’est pas question d’argent ici !).

Il ne suffit pas d’être bien formée

Pour mener à bien sa mission d’assistante dentaire, l’essentiel ne se situe pas obligatoirement du côté du savoir-faire mais bien de l’envie, celle de bien faire. Une assistante, même si elle dispose des compétences nécessaires à sa mission ne sera pas forcément performante si elle ne fait pas quelque chose qui l’intéresse. Pour Zwi Segal et Yves Duron qui travaillent ensemble depuis 20 ans sur la motivation humaine et ses applications organisationnelles au sein de Motiva interrogés par chefdentreprise.com : « La démotivation n’est pas intrinsèque mais s’explique d’abord par l’organisation du travail du collaborateur. »