Savoir détecter la démotivation de ses employés

Savoir détecter la démotivation de ses employés

Si la démotivation reste un processus relativement complexe, le salarié concerné donne toutefois souvent des signaux d’alerte avant d’arriver au stade final du désengagement. Mode d’emploi pour reconnaître ces signes qui ne trompent pas.

Une étude effectuée par Gallup1 sur plus de 100 000 employés montre que le nombre d’accidents du travail est 62 % plus élevé chez les collaborateurs les moins engagés… Cité dans l’ouvrage La motivation, une compétence qui se développe de Zwi Segal et Yves Duron (voir page suivante), la démotivation a aussi un coût : « Si pour l’économie américaine Gallup a estimé le coût du désengagement à 500 milliards de dollars, on pourrait (par extrapolation) estimer le coût du désengagement pour l’économie française à 52 milliards d’euros ». Dans le détail, et plus parlant pour nos petites structures : « Selon le Human Capital Institute2, le “retour sur salaire” d’un collaborateur activement engagé est de 120 % (pour chaque euro de salaire, le collaborateur apporte une valeur ajoutée de 1,20 euro); celui d’un collaborateur moyennement engagé est de 100 % (pas de valeur ajoutée); tandis que celui d’un collaborateur activement désengagé est de 60 % (pour chaque euro de salaire, l’entreprise perd 40 centimes d’euro). »

Les cabinets dentaires : une chance pour les RH

C’est une chance ! Nous travaillons avec nos équipes dans un même cabinet, quotidiennement. Cette unité de temps et de lieu nous permet d’être redoutablement efficaces pour sentir le pouls de notre équipe, sous réserve de lui accorder de l’attention. Être capable de détecter les signes avant-coureurs de démotivation de l’un de ses collaborateurs avant que cet état d’esprit négatif ne s’installe chez lui et ne nuise à sa performance professionnelle est l’une des missions du chirurgien-dentiste manager soucieux de la bonne marche de son cabinet.

Éviter que le malaise ne se propage

Le contact quotidien qui s’établit entre le chirurgien-dentiste manager et son équipe lui permet en effet de déceler les signes précurseurs d’un « malaise social » dès sa naissance… et de prévenir ainsi sa généralisation à l’ensemble de l’équipe. Plus le manager est attentif à l’apparition de la démotivation de son employé, plus il lui sera aisé de redresser la situation avant qu’elle ne s’aggrave et ne lui échappe totalement. En soutenant le collaborateur qui manifeste les premiers signes d’essoufflement, le manager évite la détérioration du climat social, ce qui est capital pour les éventuels autres salariés que pour le cabinet.