Améliorer son bien-être (par l’assise, la maîtrise du bruit et autres astuces…)

Le bien-être au cabinet peut être considérablement amélioré par de simples décisions ou investissements : réduire le bruit, mieux s’asseoir, s’étirer… petits conseils pratiques pour ne plus être fatigué en fin de journée !

Le dos…

58 % : c’est le pourcentage de lombalgies observées chez les chirurgiens-dentistes. C’est la première pathologie recensée dans la profession selon le Courrier du dentiste. Aux deuxième et troisième places, suivent les dorsalgies, dans 22 % des cas, puis les cervicalgies, dans 20 % des cas. Pour y remédier, plusieurs possibilités s’offrent au praticien : le traitement médical, la mésothérapie, l’acupuncture, le repos, le massage, les semelles orthopédiques, la physiothérapie, la balnéothérapie, les tractions et les manipulations vertébrales, la rééducation gymnique ainsi que la posturologie.

Aujourd’hui, alors qu’il existe un consensus médical général sur les vertus de l’étirement, l’OMS (Organisme mondial de la santé) a déclaré en 2011 que lorsqu’une entreprise investit 1 € dans la santé de son salarié, elle récupère 4 € en rentabilité. C’est notamment le résultat d’un essai mené auprès d’une entreprise américaine dans laquelle les employés devaient s’étirer obligatoirement pendant un quart d’heure. Résultat : au bout d’un an l’entreprise a divisé par quatre son taux d’absentéisme ! En Australie, une expérience a été faite pour « faire marcher » les salariés avec des actimètres afin de mesurer le nombre de mouvements réalisés. Résultat : les personnes font 3 000 mouvements au lieu des 10 000 recommandés. C’est à partir de 10 000 mouvements seulement qu’on estime être en bonne santé. « Il faut essayer d’aller marcher à la pause entre 12 heures et 14 heures, marcher dans sa journée de travail, se garer le plus loin possible de son lieu de travail, prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur. Et ce que l’on observe, c’est que les salariés se sentent mieux au travail et sont plus productifs. Tout le monde est donc gagnant » explique Julien Alexandre, kinésithérapeute et co-créateur de la table d’étirement Physiostretch.

S’étirer pour réduire les maux de dos

L’étirement représente une solution contre les problèmes de dos et un concept innovant permet de les faciliter. Cocorico, ce sont six kinésithérapeutes grenoblois qui ont créé cette table d’étirement d’un nouveau genre, le seul modèle de ce type dans le monde. Un moyen pour se sentir mieux au cabinet, éviter d’avoir le dos qui tire et des tendinites aux pieds. « Rendre l’étirement confortable, c’est l’idée de départ de la table d’étirement 100 % française Physiostretch, précise Julien Alexandre, kinésithérapeute et co-concepteur. Il n’est pas toujours aisé de pouvoir s’étirer à loisir et de se motiver pour faire ne serait-ce que 10 minutes d’étirement dans une journée. Le concept était donc de pouvoir fabriquer un produit qui ne prend aucune place, qui soit mobile, réglable et modulable. » Certains chirurgiens-dentistes ont d’ailleurs opté pour l’intégrer directement dans leur bureau au cabinet. Pas besoin de prendre rendez-vous avec un spécialiste ou même de tenue de sport spécifique. Il suffit d’enlever ses chaussures et de prendre place sur la table. Techniquement, l’utilisateur se positionne sur deux plans différents : un plan fixe (dos) et un plan mobile (jambes). Le premier met en tension tous les muscles tandis que le second permet de régler l’intensité de l’étirement.

Comme l’exprime Julien Alexandre, « l’étirement permet d’assouplir l’articulation. Les articulations bougent mieux entre elles. Plus on est souple et plus on bouge sans contrainte. Deuxième point : cela fait également circuler les liquides de notre corps tel que le sang par exemple. Cela permet une meilleure oxygénation ainsi qu’une meilleure décontraction et relaxation ». Par exemple, avec les mains il est possible d’étirer les dorsales grâce aux barreaux avec un étirement du rachis de haut en bas. Grâce à cela, il est possible de s’étirer dans le sens de l’ouverture du thorax et non la fermeture comme lorsque le chirurgien-dentiste travaille au bureau. Effectivement, selon Julien Alexandre : « la position sédentaire au fauteuil est extrêmement pathogène. Les métiers sédentaires (cabinet et voiture) remplissent nos cabinets de kiné car ils sont pourvoyeurs de Troubles Musculo-Squelettiques (TMS). La personne a des douleurs dorsales beaucoup plus importantes que celui qui bouge. A contrario, à l’heure actuelle, les métiers physiques se sont améliorés et le travailleur qui bouge est en meilleure santé ».