Conseils pour une stérilisation de qualité

 
Conseils pour une stérilisation de qualité

Nous avons précédemment évoqué la mesure selon laquelle une stérilisation et une traçabilité efficaces sont nécessaires aussi bien pour la sécurité du patient que pour celle du professionnel de santé. La stérilisation, en particulier, constitue l ‘élément essentiel du processus complet, la ligne de partage des eaux entre le matériel non stérile et le matériel stérile. Elle consiste en l’élimination de toute forme microbienne vivante, qu’elle soit pathogène ou non, y compris les spores et les champignons. Cette phase doit être conforme à la norme EN 17665-1.

A cet effet, il est essentiel de choisir un autoclave fiable, mais surtout adapté aux exigences pratiques d’un cabinet dentaire.

C’est le cas du modèle E9 Recorder d’Euronda : tous les cycles de stérilisation sont de type B, en totale conformité avec la norme EN13060, mais surtout, il est essentiel de souligner le fait que le cycle de base du modèle E9 Recorder stérilise avec le maintien d’une température de 134 °C pendant 18 minutes minimum, tel que le recommande le DGS et DHOS n° 138 du 14 mars 2001 : de cette manière, il assure l’inactivation des prions e réduisant le risque se transmission d’agents transmissibles non conventionnels (ATNC). En outre, des solutions innovantes tels que l’écran doté d’icônes E-Touch, le balisage lumineux et l’E-Help ont été étudiées spécifiquement pour aider les opérateurs lors des cycles de stérilisation.
Mais voyons en détails ce que peut faire un bon opérateur pour mettre en pratique une stérilisation de qualité :

  • Tout d’abord, rappelons qu’un cycle de stérilisation complet comprend l’évacuation de l’air (vide fractionné), l'augmentation de la température, le plateau thermique (présence exclusive de vapeur d’eau saturée), la baisse de la température et le retour à la pression atmosphérique.
  • Un objet est considéré stérile si le SAL (niveau d’assurance de stérilité) est inférieur à 10-6 (10 à -6), c’est-à-dire que la probabilité de contenir un micro-organisme est inférieure à 1 sur 1 million.
  • Ne pas surcharger l’autoclave : les enveloppes ne doivent pas être comprimées les unes contre les autres (laisser libre le passage d’une main).
  • Le papier de l’enveloppe doit être dirigé vers le haut afin de faciliter la pénétration de la vapeur et le séchage.
  • Au terme du cycle, il convient d’attendre le refroidissement partiel pendant environ 15 minutes avant d’extraire les enveloppes sèches de l’autoclave.
  • Contrôler l’état de chaque emballage, qui ne doivent en aucuns cas être endommagés ni mouillés (les enveloppes humides et/ou qui s’ouvrent sont recyclées !).
  • Enfin, il convient d’étiqueter chaque unité.

Aux bonnes pratiques et aux matériaux de haute qualité s’ajoutent enfin les contrôles périodiques rigoureux effectués sur les machines. Il s’agit d’une activité qui est tout sauf facultative, en effet, une ordonnance du 3 mars 2003 stipule la nécessité d’un entretien pour les dispositifs médicaux de classe IIB, conformément au code de l’article R.5212-25 de la santé publique.
En outre, les bonnes pratiques en matière de stérilisation et la norme NF EN 554, stipulent qu’au début de chaque utilisation quotidienne de l’autoclave, un test de pénétration de la vapeur Bowie-Dick soit réalisé. Il existe des tests jetables pratiques, il suffit de positionner l’enveloppe test au centre du plateau de stérilisation et de sélectionner le cycle correspondant (plaque chauffante 3,5 minutes à 134 °C). En cas d’anomalies dans les résultats du test, il est important de ne pas utiliser l’autoclave dans la mesure où les conditions relatives à une stérilisation correcte ne sont pas respectées.
Ces astuces quotidiennes sont essentielles pour garantir que tout cabinet dentaire respecte l’article 3-1 du décret 94-500 du 15 juin 1994 : « Le dentiste ne doit en aucuns cas pratiquer dans des conditions susceptibles de compromettre la qualité des soins et du traitement, ainsi que la sécurité du patient. Ceci comprend l’utilisation, de la part de ses remplaçants ou assistants, de toutes les mesures nécessaires pour éviter la transmission de toute maladie ».

Vous trouverez ci-dessous des références précises sur les tests de contrôle et sur la fréquence d’exécution :

  • à chaque enveloppe : l’indicateur de l’enveloppe unique atteste que l’enveloppe a été traitée et qu’elle a atteint l’état stérile
  • à chaque cycle : indicateur chimique de classe D, test de virage, Test Prion (réalisé en même temps que le cycle lui-même)
  • fréquence journalière : Test du vide ou Test sous vide + Test Helix (test de pénétration de la vapeur dans les corps creux)
  • fréquence hebdomadaire : Test de contrôle Euroseal®
  • fréquence trimestrielle : test microbiologique ou test des spores
  • en fonction de l’utilisation : Test Bowie&Dick (test de pénétration de la vapeur dans les corps poreux) réalisé uniquement et à lors de chaque stérilisation de corps poreux