8 conseils pour travailler en symbiose avec son laboratoire de prothèse

ORGANISATION


La pose d'une prothèse esthétique, fonctionnelle et adaptée au patient ne dépend pas que de votre expertise, elle est tributaire du savoir-faire de votre prothésiste et des consignes que vous lui avez données. Conseils pour une relation fluide et efficace.

Prenez le temps de connaître votre prothésiste

Vous avez l'expertise pour poser un diagnostic et proposer une restauration dentaire à votre patient, mais qu'il s'agisse d'une prothèse amovible, d'une couronne, d'un onlay ou d'une facette, cette restauration doit répondre à des impératifs d'ordre biologiques, fonctionnels et esthétiques, et surtout être le fruit d'une réflexion. Vous déléguez la phase de fabrication à un tiers, mais vis-à-vis du patient, c'est vous qui engagez votre responsabilité. Il vous faut donc choisir le prothésiste en qui vous aurez toute confiance. Sur qui jetterez-vous votre dévolu ? Un prothésiste travaillant seul ou une structure comprenant une dizaine de professionnels, voire plus ? Un laboratoire à proximité ou situé à des centaines de kilomètres ? Choisir peut vous paraître un casse-tête. Beaucoup d'entre vous utiliseront le bouche-à-oreille, pour d'autres une rencontre au détour d'un congrès ou parfois tout simplement au bord de la rue sera déterminante. « Cette rencontre doit être un échange et une communication motivée par un travail de qualité et soucieux du bien-être des patients, car il ne faut pas oublier que nous sommes dans le domaine du médical, estime Louis Toussaint, chirurgien-dentiste à Orgeval (Yvelines). C'est évident, un simple coup de téléphone ne suffit pas pour engager une collaboration.»

Allez sur place et visitez les laboratoires

Une fois que votre collaboration est acquise, prenez le temps aussi de vous rendre chez votre partenaire pour visiter son laboratoire. « Un chef de cuisine n'hésite pas d se déplacer au marché de Rungis pour aller à la rencontre des producteurs et voir les produits qui seront dans l'assiette de ses clients, fait remarquer Sébastien Milliasseau, prothésiste dentaire, co-gérant du laboratoire AZM à Paris. De la même manière, il m'apparaît logique qu'un chirurgien-dentiste aille voir son prothésiste. Sur le plan humain, c'est lui consacrer une vraie attention. Sur le plan technique, en découvrant son environnement et son équipement, c'est évaluer sa manière de travailler, connaître les difficultés rencontrées et les délais pratiqués. » C'est tout l'intérêt de pouvoir apprécier directement le travail de qualité d'un laboratoire « made in France ». Bien sûr, vous êtes libre d'utiliser des prothèses fabriquées à l'étranger, souvent moins coûteuses, mais vous devez le mentionner sur les devis. Depuis la convention dentaire 2018, le devis doit préciser si le dispositif médical est fabriqué en France. dans un pays européen (UE. EEE. Suisse) ou hors de l'Europe (le pays doit être mentionné) et si tout ou partie de la réalisation a été réalisée en sous-traitance. Enfin, au moment de la facture, vous devrez remettre une feuille de traçabilité au patient.

Soignez votre fiche de laboratoire

Ne vous contentez pas d'une feuille volante pour établir votre fiche de laboratoire (on l'appelle aussi fiche navette, fiche de prescription ou fiche de liaison) en vue de la réalisation du DMSM (dispositif médical sur mesure).

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