TMS : nos conseils pour les prévenir

bien-être au cabinet


Première cause de maladie professionnelle reconnue, les troubles musculo-squelettiques (TMS) frappent particulièrement la profession. « 62 % des chirurgiens-dentistes disent souffrir en travaillant. » C’est le constat alarmant rapporté en 2015 par le Dr D.B à l’issue de son enquête menée sur les conditions de travail de ses confrères. Les statistiques de la CARCDSF(1) indiquent que les problèmes ostéo-articulaires arrivent en tête des pathologies en cause dans les cas d’invalidité et d’inaptitude des chirurgiens-dentistes, avec une fréquence de 28 %. Bref, le constat est sans appel, le corps des praticiens souffre.

Véritable problème de santé publique pouvant conduire à l’interruption de l’exercice, les troubles musculo-squelettiques (TMS) trouvent leur source dans les contraintes posturales répétées et se manifestent par des symptômes variés touchant principalement le dos, le cou et les membres supérieurs du praticien. Les facteurs individuels, psychosociaux et ceux liés à la qualité de l’environnement de travail, participent à leur apparition.

« En dépit des progrès techniques, le métier de chirurgien-dentiste reste une activité physiquement exigeante et ceci, malgré toutes les précautions ergonomiques essentielles qui peuvent être appliquées. Les troubles musculo-squelettiques se déclarent lorsque les sollicitations biomécaniques quotidiennes dépassent les capacités physiques d’adaptation de l’individu. Autrement dit, un entretien physique insuffisant ou inadapté, associé à la sous-estimation de la préparation musculaire à l’effort font le lit de la pathologie », explique le docteur en odontologie Pauline Leroux et auteur d'une thèse en 2015 intitulée « Prévention des troubles musculo-squelettiques du chirurgien-dentiste ». Il paraît donc indispensable, dans le cadre d’une démarche de prévention des TMS, que le chirurgien-dentiste inclut dans son emploi du temps quotidien un minimum de temps consacré à une préparation physique ciblée et adaptée. « Même avec la meilleure position de travail, les chirurgiens-dentistes auront toujours une position statique qui requiert la contraction de 50 % des muscles du corps pour lutter contre la gravité », poursuit le Dr L. De telles postures créent une contraction prolongée et répétée, encourageant le déséquilibre musculaire typique des chirurgiens-dentistes et la douleur due à la fatigue musculaire.

Bien que la prise de conscience de l’enjeu semble progresser dans la profession, seuls 4 % des dentistes interrogés déclarent s’exercer chaque jour dans un but de prévention. Peut-être en faites-vous partie ou allez-vous gonfler ce taux. Voici donc quelques conseils.

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