Extraction, implantation et temporisation minimalement invasives

 
Extraction, implantation et temporisation minimalement invasives

Cette technique, qui permet d’obtenir des résultats fiables dans le secteur antérieur, repose notamment sur l’absence de lambeau et de comblement.

L’extraction d’une dent entraîne toujours des modifications anatomiques de l’alvéole lors de sa cicatrisation. Pour certains auteurs, ces modifications ne semblent pas compatibles avec l’obtention d’un résultat esthétique satisfaisant, lors du remplacement immédiat ou différé de la dent par une prothèse implanto-portée, sans intervention reconstructrice. Pour d’autres, les bénéfices de la reconstruction sont douteux. Dans cet article nous décrivons une technique d’extraction-implantation-temporisation immédiate minimalement invasive qui permet d’obtenir des résultats fiables dans le secteur antérieur.

CONNECTIQUE DE PILIER ÉTANCHE

Cette technique repose sur l’absence de lambeau et de comblement, une connectique de pilier étanche sans micromouvements avec plateforme switching et la réalisation de la dent provisoire dans la séance pour limiter le temps d’intervention à 1 heure. Dans notre exercice, l’extraction-implantation-temporisation minimalement invasive est proposée couramment pour le secteur esthétique et nous semble la technique la plus conservatrice, économique, rapide et la moins morbide. Nous proposons dans cet article une vision ludique de cette procédure.
Les images sont extraites du film de l’intervention, réalisé avec une caméra 3D Sony PMW-TD300. La 21 du patient est déjà restaurée, fracturée vestibulairement à la suite d’une chute. Sa racine n’est plus conservable.

UNE ANALYSE MÉTHODIQUE DE L’IMAGERIE

Le succès de la technique demande une analyse méthodique de l’imagerie. Il existe souvent un volume osseux situé palatinement et apicalement par rapport à l’alvéole qui permettra d’ancrer l’implant dans sa moitié profonde alors que sa partie buccale sera dans le site extractionnel avec peu de contact osseux. Pour se familiariser avec cette technique, l’examen CBCT est indispensable. Par la suite, la mesure de la hauteur d’os disponible au-delà de l’apex de la dent (au moins 5 mm) par cliché rétro-alvéolaire et l’évaluation de la largueur du site seront suffisants ; (Fig.1 et 2).

Dr Jérôme Unger