Implants étroits associés à des implants courts : alternative à la greffe mandibulaire

 
Implants étroits associés à des implants courts : alternative à la greffe mandibulaire

À l’aide d’implants courts ou étroits, on peut solutionner le problème du remplacement de dents absentes, sans l’apport de greffe supplémentaire. Démonstration à travers un cas clinique.

Depuis de nombreuses années, l’utilisation d’implants en chirurgie buccale est une excellente solution au remplacement de dents absentes. Malheureusement, il existe de très nombreux cas cliniques où le manque d’os est un obstacle difficile à surmonter. Au niveau du maxillaire supérieur, l’apport de greffe d’apposition ou de surélévation sous-sinusienne ; (Fig.1a et b) offre d’excellents résultats, et permet de poser des implants dans ces secteurs avec des solutions implanto-prothétiques fonctionnelles, esthétiques et surtout pérennes.

A contrario, au niveau de la mandibule, l’apport de greffe d’apposition ; (Fig.2) reste une technique aléatoire, avec des résultats pas toujours probants. L’objectif de cet article est d’essayer de trouver une alternative à ces greffes mandibulaires, grâce à l’utilisation d’implants étroits et d’implants courts, avec la même réussite fonctionnelle et esthétique que celle obtenue au maxillaire supérieur.

Faire appel à une reconstruction osseuse

L’édentement du secteur mandibulaire pose souvent problème. Plusieurs solutions sont envisageables pour remplacer des dents absentes dans ce secteur. On peut, soit poser un implant le jour de l’extraction ; (Fig.3) si le site à implanter est « sain », avec ou sans greffe, soit attendre quelques semaines, afin que l’alvéole « s’assainisse », et poser l’implant dans un deuxième temps, après avoir greffé l’alvéole ; (Fig.4), soit attendre plusieurs mois, afin d’obtenir une cicatrisation complète, et ensuite poser l’implant.

Le problème de la troisième solution, ou lorsque l’extraction est très antérieure, est qu’il y a, associée à la phase de cicatrisation, une phase de résorption, qui réduit souvent de manière considérable le volume d’os résiduel en hauteur, et aussi dans certain cas en largeur ; (Fig.5a et b). On doit donc, pour résoudre ce problème, faire appel à une reconstruction osseuse au niveau de ce secteur. Et, comme vu précédemment, si la greffe est facile et prédictible au maxillaire supérieur, elle devient beaucoup plus compliquée et aléatoire à la mandibule. Si l’on envisage de redonner du volume au site à implanter, quels sont les différents types de greffes, et quels matériaux utiliser ?

En tant que chirurgien-dentiste spécialisé dans ce domaine, j’ai eu au cours de mon expérience professionnelle la possibilité de tester tous les types de greffes, et tous les biomatériaux possibles, pour ces greffes mandibulaires.

Par le Dr A.F. Zerah