Prise en charge pluridisciplinaire d’un cas d’agénésie d’incisive latérale


Présentation d’un traitement alliant prise en charge orthodontique, facette et couronne sur implant.
 

Une patiente de 36 ans, demandeuse d’une réhabilitation esthétique de son sourire ; (Fig.1) est adressée par son orthodontiste afin de réaliser une prise en charge pluridisciplinaire. Elle présente une agénésie de l’incisive latérale gauche [22] avec mésialisation de la canine adjacente et une microdontie de l’incisive latérale droite [12] ; (Fig.2a à c).


D’un point de vue orthodontique ; (Fig.3), la patiente présente :
- une classe I squelettique et molaire dans un contexte d’hyperdivergence,
- une classe II canine gauche associée à une rotation de 24.


Les objectifs de la prise en charge orthodontique seront :

- un nivellement maxillaire et mandibulaire des arcades,
- une réouverture de l’espace chirurgico-prothétique de 22 par dérotation de 24, distalisation de la canine et contrôle des axes corono-radiculaires,
- une ouverture de l’espace prothétique pour pose d’une réhabilitation collée en 12.

Le traitement est réalisé par un système multi-attaches ; (Fig.4) et devra s’attacher à ouvrir l’espace prothétique nécessaire à la restauration, mais aussi l’espace chirurgical interadiculaire autorisant la pose de l’implant. Une dent provisoire est installée sur l’arc dès que l’ouverture de l’espace le permet. Nous utiliserons l’outil DSD afin de déterminer les proportions idéales des incisives latérales et de communiquer avec l’orthodontiste pour faciliter la prise en charge des espaces ; (Fig.5a et b). Lorsque l’espace est considéré comme suffisant à l’acte chirurgical, une empreinte numérique (scanner 3M True definition) est effectuée en format STL sans déposer l’appareillage orthodontique.

Nous pouvons ainsi réaliser une planification implantaire complète en conservant les rapports établis orthodontiquement. De plus, la conservation de l’appareillage permettra :
- d’éviter une récidive du traitement orthodontique (par mise en place d’un arc passif) le temps de la planification et de la préparation chirurgicale,
- de sécuriser la chirurgie guidée à venir grâce à la stabilisation du guide sur les brackets orthodontiques,
- de palier une insuffisance éventuelle de stabilité primaire de l’implant (qui empêcherait la mise en situation esthétique) en conservant la possibilité de maintenir la restauration transitoire portée par l’appareillage orthodontique.
 

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