Vous avez dit « occlusion équilibrée » ?

Drs Gilles DOMENECH et Fabrice BAUDOT

Dans l’exercice de notre profession, quotidiennement, nous ne pouvons pas établir de diagnostic, élaborer de plan de traitement, reconstituer tout ou partie d’une dent ou à plus forte raison plusieurs, sans que nous devions nous poser en préambule la question : l’occlusion du patient est-elle équilibrée ? Lors de la fermeture, les contacts des dents des arcades dentaires sont-ils dans les limites acceptées par la physiologie ?

C’est-à-dire s’accomplissent-ils en harmonie avec le fonctionnement de tous les éléments du système manducateur ? À savoir les muscles, les ATM, le parodonte, le système neuro-sensoriel et neuro musculaire, sans oublier la vascularisation sanguine, la posture… Dès que le domaine de l’occlusion est abordé, une grande confusion règne dans l’esprit de bon nombre de praticiens ! Peut-être que l’occlusodontie a été trop souvent prônée comme une spécialité. Peut-être aussi que la multiplicité de la terminologie (occlusion en intercuspidation maximale, occlusion réflexe, occlusion habituelle, de convenance, occlusion centrée…) a largement contribué à entretenir le désarroi… Peut-être que le grand nombre de concepts, souvent trop théoriques et complexes, a désorienté certains praticiens dont la préoccupation au quotidien est de gérer les problèmes cliniques de façon rationnelle. Or, s’il existe un trait d’union entre une grande majorité des pratiques odontologiques, c’est bien « l’occlusion ». Les Drs Gilles DOMENECH et Fabrice BAUDOT nous apporte leur éclairage sur le sujet.