La démarche thérapeutique dans les traitements esthétiques

CLINIQUE


Cet article propose de discuter la démarche thérapeutique des traitements esthétiques au travers d’une situation clinique. Les traitements esthétiques peuvent parfois sembler complexes. Les doléances de nos patients comportent une part de subjectivité qui fait appel à l’image qu’ils ont d’eux-mêmes. La satisfaction de toutes les attentes du patient nécessite une approche rigoureuse et une démarche clinique similaire à celles mises en œuvre dans la résolution des pathologies infectieuses, inflammatoires ou autres. Il existe souvent plusieurs traitements possibles pour aboutir à un résultat optimal. Le choix doit se faire en pleine conscience tout en étant guidé par un objectif désormais incontournable : la préservation tissulaire maximale [1].

Un patient de 21 ans se présente en consultation avec une demande esthétique. Il est gêné par la forme de ses canines et la dégradation de restaurations sur 11 et 21 (Fig.1). L’initiation et la conduite de traitements esthétiques peuvent sembler complexes et le praticien peut parfois être dérouté. D’une part ces traitements incluent une part de subjectivité : ils renvoient à l’image de soi du patient qui peut être dans certains cas altérée. Les standards culturels ou générationnels du patient peuvent différer de ceux du praticien. D’autre part les langages, la sémantique et les objectifs du patient et du praticien sont souvent différents. Le motif de consultation est souvent résumé par le patient à la dysharmonie qui l’interpelle le plus, mais il lui est parfois difficile de formuler et d’énoncer la liste exhaustive des éléments qu’il souhaite voir modifier pour améliorer l’esthétique de son sourire. C’est au clinicien de l’accompagner vers le traitement le plus adapté qui répondra à l’ensemble de ses demandes : explicites et implicites. Le recours à une démarche scientifique rigoureuse est alors indispensable. La démarche diagnostique débute par la collecte d’informations objectives au cours de l’examen clinique, puis la réalisation d’examens complémentaires (radiographies, photographies, empreintes d’étude…). Enfin la reformulation des objectifs thérapeutiques au patient dans un langage clair et l’élaboration d’un plan de traitement chronologique et séquencé permettent de surmonter aisément les difficultés évoquées précédemment.

Examen clinique

Le motif de consultation formulé par le patient ici est double : la forme de ses canines maxillaires ne lui plaît pas et il est gêné par la perte et la dégradation de restaurations sur 11 et 21. L’examen clinique est complété par une radiographie panoramique, la prise de clichés photographiques intra-oraux et du visage (Fig.2 à 4) ainsi que la réalisation de moulages d’étude. Une fois ces examens analysés, ils sont présentés au patient : les photographies affichées sur un écran et les moulages d’études manipulables. La synthèse de l’analyse esthétique est discutée. Le praticien présente les éléments objectivés et les solutions techniques possibles.

[1] Le gradient thérapeutique un concept médical pour les traitements esthétiques.

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