Implantologie : un geste plus précis pour optimiser les traitements

 
Implantologie : un geste plus précis pour optimiser les traitements

Comment contrer l’effet de la parallaxe en implantologie pour un gain de précision qui simplifie le geste et améliore le pronostic de cicatrisation ? La réponse en deux cas cliniques.

L’effet de la parallaxe sur la vision d’un site à implanter est variable selon le site. Cet effet ne peut être quantifié que quand l’implant est posé. Comment le contrer ? A main levée même encadrée, il n’existe aucune méthodologie pour contrer la parallaxe, sinon de prévoir un couloir de pose plus large qui intègre cette imprécision visuelle lors du geste.

Les logiciels de traitement des acquisitions tomographiques ont beaucoup évolué ces dernières années. La navigation 3D permet une analyse précise du volume osseux exploitable quel que soit l’axe du projet implantaire. La technique des correcteurs d’axe (1) (2) (3) (système Accurator) utilise la navigation 3D pour un contrôle des axes implantaires planifiés par forage sur le modèle en plâtre. Ces forages estimés sur modèle tiennent compte de la future prothèse et intègrent déjà les obstacles anatomiques visibles.

Le transfert de ces axes à l’image tomographique se fait par des tiges radio-opaques calibrées montées selon les axes sur un guide radiologique élaboré sur le modèle. L’analyse de ces axes par le logiciel de navigation 3D Accurator et la programmation d’une éventuelle correction d’axe se font sur l’image. La correction d’axe sera ensuite réalisée sur le modèle à l’aide du correcteur d’axe approprié parmi les 28 proposés dans la boîte Accurator. Le guide, radiologique dans un premier temps, devient chirurgical après sa finalisation (corrections d’axes). La technique Accurator permet, par ce guide simple, de transférer en chirurgie les axes implantaires planifiés ainsi que les profondeurs de forage. Les forages Ø2 mm et Ø3 mm seront guidés (tubes guides S) et optionnellement les Ø 3.4 à 3.6 mm (tubes guides L).

Dr Frédéric BOUSQUET, Jacques SCIE, Dr Philippe MERAT