Contamination croisée, quelles solutions ?

Une nouvelle étude américaine prouve à nouveau le taux élevé de germes sur les chaînettes porte-serviettes réutilisables.

Les chaînettes porte-serviettes réutilisables sont de véritables nids de germes et de bactéries. C’est ce que démontre une nouvelle étude de la « Tufts University » (Tusdm) de Boston, récemment publiée aux États-Unis [1].

Même en cas de désinfection préalable, des germes et des bactéries ont été trouvés par les chercheurs sur 70 % des chaînettes porte-serviettes. Cette étude rejoint une série de recherches [2-6] qui étaient déjà parvenues à des résultats similaires, et soutient la thèse d’une possible contamination croisée par des chaînettes porte-serviettes conventionnelles.

En collaboration avec un institut de recherche renommé, le « Forsyth Institute » de Cambridge aux États-Unis, les chercheurs de la « Tufts University » ont analysé au total 20 chaînettes porte-serviettes en métal ou en plastique employées dans la clinique d’hygiène dentaire de la « Tufts University ».

Chaque chaînette a fait l’objet d’une recherche immédiatement après un traitement dentaire, et une seconde fois après nettoyage à l’aide de lingettes hygiéniques, afin de contrôler la présence de microorganismes aérobies ou anaérobies.

LE RÉSULTAT :

les chercheurs ont trouvé des souches bactériennes anaérobies sur 70 % des chaînettes porte-serviettes déjà désinfectées, et sur 40 % d’entre elles, des souches bactériennes aérobies.

Les Staphylocoques, Streptocoques et bactéries Propioni sont les espèces de bactéries les plus souvent retrouvées.La bactérie Propionibacterium Acnes apparaît par exemple sur 45 % des chaînettes examinées (9 sur 20). Elle est liée à l’apparition de l’acné (une maladie inflammatoire de la peau) [7]. Une série d’études effectuées aux États-Unis [3-6] ainsi qu’une étude allemande sont parvenues au même résultat.

En 2012, sous la houlette du Pr Stefan ZIMMER, l’université de « Witten / Herdecke » a examiné 30 chaînettes porte-serviettes in vitro provenant de divers environnements thérapeutiques (cinq cabinets, une clinique), après traitement d’un patient, afin d’étudier leur charge microbienne.

Ici également – et malgré une désinfection préalable – 70 % des chaînettes étaient contaminées, notamment par des Staphylocoques et des Streptocoques.

Possible contamination croisée par le biais de chaînettes porte-serviettes « Bien que la contamination de patients n’ait pas pu être prouvée dans le cadre de cette étude, certains des germes trouvés sont pathogènes et susceptibles de contaminer des patients ou des employés du cabinet en mauvaise santé et de déclencher des maladies », déclare la Pr Addy ALT-HOLLAND, chargée de l’étude à la « Tufts University ».

Dr Bruce PASTER, co-auteur de l’étude et titulaire d’une chaire de Microbiologie au « Forsyth Institute », met également cet aspect en avant : « Les résultats de nos analyses montrent qu’en vérité, le risque de contamination croisée par le biais de chaînettes porte-serviettes est bien réel. Malgré une désinfection préalable, des germes et des bactéries provenant du dernier patient peuvent être transmis au suivant par le biais de la chaînette porte-serviettes. »

« Il est possible toutefois de diminuer ce risque en nettoyant soigneusement le porte-serviettes après chaque traitement, ou en utilisant des porte-serviettes à usage unique », précise le Dr PASTER.

Un risque réel

Un cas survenu dans l’Oklahoma, aux États-Unis, prouve que l’inquiétude de contamination croisée dans les cabinets dentaires n’est pas sans fondement. En mars 2013, un fonctionnaire d’un service de santé a inspecté un cabinet dentaire de la ville de Tulsa, après qu’un patient ait été diagnostiqué avec le virus VIH et l’hépatite C. Lors de l’examen du cabinet, il est apparu que celui-ci travaillait avec des instruments, des ampoules et autres supports médicamenteux non stériles. Tous les patients du cabinet ont ensuite été invités à passer des tests de dépistage du VIH et de l’hépatite C.

LE RÉSULTAT :

Plus de 60 autres patients se sont avérés contaminés par le virus VIH et l’hépatite C après leur test [8, 9]. Une sécurité accrue pour les patients « Les évènements actuels survenus en Oklahoma et les résultats des études nous renforcent dans notre objectif : améliorer la sécurité pour les patients et les employés en augmentant l’usage de porte-serviettes à usage unique dans les cabinets dentaires », déclare Daniela STOEL, responsable communication et RP de DUX Dental. « Grâce au porte-serviettes à usage unique (Bib-Eze) ; (Fig.1), les cabinets dentaires soucieux de lutter contre une contamination croisée potentielle par le biais d’un porte-serviettes contaminé disposent d’une alternative hygiénique », continue Mme STOEL.

Ces porte-serviettes à usage unique sont d’utilisation facile grâce à deux côtés adhésifs que l’on colle aux serviettes. Ils peuvent être jetés après usage en même temps que la serviette.

Pour plus d’informations concernant cette étude, consulter le site : dentalbibclipbacteria.com