7 conseils pour gérer les ingérables

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Au quotidien, les ententes au sein de l’équipe dentaire conditionnent le bon fonctionnement du cabinet. Or, il arrive que certains collaborateurs, des “ingérables”, mettent leur grain de sable en faisant obstacle à la coopération. Voici quelques règles pour les empêcher de gripper les rouages.

Prenez conscience de leur nocivité

Ayez conscience du pouvoir de nuisance des “ingérables”, ces « personnes qui vous empêchent d’avancer dans vos décisions », définit Jean-Édouard Grésy, médiateur, associé-fondateur du cabinet AlterNego et auteur de Gérer les ingérables. L’art et la science de la négociation au service de relations durables (éd. ESF Sciences Humaines, 2018).

Et ce quelle que soit leur fonction : manager, assistante, collaborateur... « En peu de temps, ils peuvent vous pomper toutes vos ressources », avertit Patrice Ras, coach, formateur et auteur du livre Les 50 règles d’or pour gérer les personnalités difficiles (éd. Larousse, 2017). Non seulement ils vous prennent votre temps, votre énergie et votre joie de vivre, mais ils génèrent aussi des conflits, détruisent la cohésion de l’équipe, détaille-t-il. Pour lui, l’atteinte à la cohésion est d’autant plus vérifiable dans les petites structures : « Plus c’est petit, plus une personne peut avoir un impact. Inversement, dans les grosses structures, le groupe atténue l’impact négatif de l’ingérable. » Reste que, quelle que soit la taille du cabinet, les conséquences ne sont jamais anodines : moins de productivité, moins d’engagement, plus d’absentéisme, de turnover… Le coût humain et financier peut vite s’avérer exorbitant.

Ne cherchez pas à les écraser

Ne vous trompez pas d'objectif. Gérer un ingérable, ce n'est pas envoyer au tapis votre assitante ou votre collaborateur pour les empêcher de faire des vagues. Gérer un ingérable, c'est "lever les obstacles à la coopération, explique Jean-Édouard Grésy. Il s'agit de réfléchir à une solution pour sortir d'un blocage dans la prise de décision, pour retrouver l'enve mutuelle de discuter. C'est aussi une questin de retrouver, pour soi-même, la disponibilité psychique, l'agilité mentale, de faire valoir ses intérêts tout en comprenant ceux de son interlocuteur", poursuit le médiateur. Pour lui, le noeud de la résolution du conflit réside dans une citation du psychologue américain Marshall Rosenberg : "On a le choix dans notre vie entre être heureux et avoir raison." Être heureux, c'est atteindre mon objectif. Or on peut y arriver en pratiquant la stratégie du contournement, comme en voila lorsqu'on tire des bords face à un vent contraire. Avoir raison, c'est montrer à l'autre qu'il a tort. Si mon intention est de changer l'autre ou de lui montrer qu'il a tort, c'est voué a l'échec" décrypte-il.
 

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