Quels frais déduire de mon BNC ?

Schématiquement, le montant de votre BNC, et donc de votre impôt sur le revenu, correspond à vos honoraires moins vos dépenses déductibles. Il est donc important de savoir quelles sont ces dépenses et comment les déduire afin de déterminer au plus juste le montant de votre IR.

En effet, sauf si vous avez opté pour une comptabilité créances/dettes (ce qui est peu fréquent), le montant de votre BNC, et donc in fine l’impôt que vous aurez à payer, dépendra d’une part de votre chiffre d’affaires, c’est-à-dire de l’ensemble des honoraires encaissés sur l’année, et d’autre part des dépenses déduites de votre chiffre d’affaires. Ces dépenses correspondent aux sommes payées tout au long de l’année et nécessitées par l’exercice de votre profession. En d’autres termes, plus le montant de vos dépenses déductibles sera élevé plus le montant de votre I.R sera réduit. Les conditions de déduction de ces dépenses sont strictement encadrées notamment par l’administration fiscale. Il est donc important de connaître les grands principes de déduction afin de pouvoir déterminer quelles dépenses peuvent être déduites. Par souci de simplicité, ces dépenses sont classées en plusieurs catégories que nous détaillerons ci-après.

Les règles de déduction

Il est important de connaître les grands principes de déduction :

• Le caractère professionnel des dépenses

Les dépenses admises en déduction sont celles nécessitées par l’exercice de la profession. Dès lors, les dépenses d’ordre personnel ne pourront pas être prises en compte (par exemple les loyers d’appartements privés, les salaires des employés de maison, l’entretien d’un véhicule à usage privé, la taxe d’habitation ou encore les frais de déplacement non justifiés par les besoins de la profession, etc.). Il est possible que certaines dépenses aient un caractère mixte, (usage privé et usage professionnel). Dans ce cas, il conviendra de procéder à une ventilation pour déterminer la part desdites dépenses se rapportant à l’exercice de la profession (par exemple : loyer d’un appartement où est également situé le cabinet d’exercice).

• La justification des dépenses

Il est impératif pour le contribuable d’apporter la preuve de la dépense (factures, justificatifs, etc.) et de son paiement. À défaut, ces dépenses seront réintégrées dans le bénéfice imposable, et cela même pour de faibles montants. Toutefois, l’administration fiscale est plus tolérante pour les justifications des frais de stationnement, dont la preuve est souvent difficile à apporter.

• L’évaluation des dépenses

En principe, les dépenses doivent être retenues pour leur montant réel, c’est-à-dire pour le montant réellement payé. L’évaluation forfaitaire n’est autorisée que pour les frais de véhicule à moteur (application des barèmes forfaitaires publiés chaque année par l’administration) et les frais de blanchissage du linge professionnel lorsqu’ils sont effectués à domicile.

• La date de paiement

Les dépenses qui n’ont pas été effectivement acquittées au cours de l’année d’imposition ne peuvent être déduites des recettes perçues au cours de ladite année.