Améliorer son environnement professionnel

 
Améliorer

Alors que la décoration d’un cabinet doit être guidée par des moyens psychologiques qui, eux-mêmes, induisent un agencement, des couleurs et des objets, de nombreux praticiens adoptent une démarche inverse. Inspiré par la dialectique, le Dr Choukroun, orthodontiste, se met dans cet article à la place du patient pour vous accompagner dans le changement.

Lorsque nous décidons de réviser la décoration de notre cabinet voire son architecture intérieure, nous sommes souvent très embarras-sés, car de nombreuses options s’offrent à nous. Le choix des couleurs, des espaces, de l’agencement du mobilier, de la circulation peut représenter un dilemme. Parfois, nous demandons à notre entourage ou à nos collaborateurs(trices) leur avis. C’est une bonne démarche, qui cependant peut s’opposer à notre intuition ou à nos goûts. Une fois l’aide recherchée, il est difficile voire vexant, de ne pas se fier au conseil qui nous a été généreusement prodigué… L’option la plus aisée est de tout faire en blanc, ce qui peut en effet plaire à de nombreux collègues visiteurs. Pour autant, cette neutralité ne plaît pas à nos patients qui commentent : « C’est impersonnel, c’est froid, on a l’impression que le patient est considéré comme un objet. » La psychologie dialectique nous invite à remettre en question la démarche. Qui est principalement concerné par les effets de ces décisions ? Notre conjoint ? (« C’est moche cette couleur, tu devrais…). Notre assistante ? (« Docteur, je n’aime pas le bureau à cet endroit…). Notre sensibilité (est-elle universelle ) ? Enfin l’erreur principale, facile à identifier, est la suivante : Nous projetons sur les patients notre propre vision de la décoration. Nous décidons à leur place. Nous faisons tourner autour de notre ego le sens de la sagesse. La psychologie nous propose de procéder à une révolution au sens de tourner en sens contraire. Au sens de ce n’est pas le soleil qui tourne autour de la terre mais l’inverse ! L’erreur fréquemment rencontrée est celle d’agencer son cabinet comme on agencerait son appartement, c’est-à-dire du praticien vers le praticien, de la terre vers la terre.

Ce que le patient veut voir…
La question n’est pas : « De quelle couleur vais-je peindre le hall d’entrée ? », mais « Lorsque le patient entre dans le cabinet que voudrait-il voir ? » C’est pourquoi, aucune personne ne détient a priori la réponse, et ce n’est sûrement pas l’auteur de l’article qui vous don-nera de bons conseils. D’ailleurs tout conseil, aussi avisé soit-il, ne peut être universel car il est conditionné par de nombreux paramètres : la situation géographique, la culture locale, l’architecture du cabinet, ses activités, le nombre de professionnels, etc. Certains ont pu aborder le problème de la température des couleurs… Une couleur, aussi chaude soit-elle, sera perçue en fonction du reste de la décoration. Faire un « brainstorming » avec des patients serait une solution. C’est ce que pratiquent les industriels en réunissant leurs clients pour les engager à donner leur avis de façon spontanée. Une « tempête de cerveaux » qui s’avèrerait fas-tidieuse pour un chirurgien-dentiste  : comment choisir les patients, comment les réunir, comment faire la part de leurs choix s’ils sont contradictoires ? Cette approche marketing est un métier à part entière. En fait, ce que les patients perçoivent c’est « l’intention » du lieu. La méthode que nous proposons est plus directe : « Aujourd’hui, le patient c’est moi ! »

Pour lire l'intégralité de cet article Orthophile n° 58, abonnez-vous ici ou connectez-vous à votre espace