Le sommeil un atout majeur dans le travail

 
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Pour l’équipe soignante, le bien-être doit commencer par l’équilibre du sommeil. Celui-ci permet de mieux se concentrer, de rester de bonne humeur, de garder une bonne mémoire ou encore d’éviter les attaques d’hypoglycémie.

Le défaut de sommeil
Il peut se traduire de deux façons :

  • Par l’apnée, le sujet s’arrête de respirer de plusieurs fois à quarante ou cinquante fois par heure. L’apnée peut se manifester par une hypopnée (gêne respiratoire) ou une apnée de plusieurs secondes jusqu’à quarante secondes ! Certaines personnes font véritablement de la plongée sous-marine toute la nuit… Cette pathologie (Syndrome d’apnée obstructive du sommeil ou SAOS) est fréquente et concerne tous les âges. Elle commence par le ronflement. Il faut surveiller un ron-fleur et repérer si au-delà de ses bruits, il s’arrête de respirer. Les conséquences sont inquiétantes : somnolence, hypertension, troubles cardio-vasculaires. Si l’on soupçonne son conjoint de faire de l’apnée il est donc fortement conseillé de se soumettre à un test de polysomnographie. En outre, l’apnée empêche le sujet de passer dans les cycles profonds, car il est toujours en réveil. Or ces cycles profonds ont une fonction importante dans la désintoxication et la croissance chez l’enfant (activité de l’ACTH).

  • Le manque de sommeil en quantité et en qualité (quatre à cinq cycles par nuit, chacun ayant un sommeil léger et un sommeil profond) se manifeste par des comportements comme la somnolence, l’irritabilité, le manque de concentration, des anomalies de mémoire, une alimentation déséquilibrée (car les cycles continuent dans la journée par les cycles de faim), fatigabilité, dépression. Ces multiples conséquences nous font revoir un certain nombre de difficultés de notre vie quotidienne. Certaines dépressions, par exemple, peuvent se résoudre par une correction du sommeil. La crise d’adolescence aussi peut se « résoudre » par le sommeil : les écrans qui bloquent la mélatonine, le réveil difficile, l’aspect nonchalant (en réalité fatigue), la rébellion (irritabilité), le manque d’appétit ou l’excès - voilà bien un syndrome du sommeil et non pas de l’âge. Les phobies du travail peuvent aussi trouver leur origine dans un trouble du sommeil. La personne se lève avec une dette de sommeil et pense qu’elle n’a pas envie de travailler. Elle se culpabilise, s’inquiète. Au travail, elle est incapable de faire des efforts, se sent somnolente, et finit par croire qu’elle n’est pas faite pour ce métier ou effectue un mécanisme de projection en reportant son an-goisse sur les collaborateurs ou le type de tâches effectuées. Peu à peu une phobie se construit. Le rétablissement du sommeil apporte alors à la personne un désir d’activité, une combattivité, qui lui donnent des résultats et redonnent une confiance en soi.

    Un bon sommeil
    Il est obtenu essentiellement par un bon endormissement. Procédons par une didactique paradoxale : comment être sûr de mal dormir ? Se coucher trop tard, regarder la télévision jusqu’à la dernière heure, manger avant de dormir, résoudre des conflits avant de dormir, penser à son lendemain en abordant les difficultés. S’endormir la lumière allumée. Boire avant de dormir. Chauffer la chambre ou garder un gros duvet en été. N’avons-nous rien oublié ? Si vous êtes dans ce cas, êtes-vous encore étonné de mal dormir ?

    Les conditions d’un bon endormissement

  • Manger à l’heure du dîner. Il faut que l’appareil digestif soit au repos pour que le sang puisse se répartir dans le corps et le cerveau. C’est pourquoi il est aussi recommandé de manger peu le soir. Le cycle biologique diurne est occupé par les repas selon un cycle de quatre heures. Le sommeil prend le relai. C’est pourquoi grignoter la journée peut être considéré comme faire des insomnies. L’équilibre physiologique, c’est l’équilibre des cycles en premier lieu.

  • Organiser la soirée en fonction du coucher et non pas organiser le coucher en fonction des activités. Lorsqu’on interroge les individus sur l’heure du coucher, leurs réponses varient beaucoup selon les jours. Or, le déclenchement de la mélatonine, lui, est relativement fixe.

  • Arrêter les écrans une heure avant de dormir. La lumière bleue que diffusent les écrans est liée à la lumière du jour et bloque la mélatonine. Selon les études la bougie ne gène quant à elle pas du tout le processus, la lumière normale, très peu viennent ensuite la télévision, les tablettes et le smartphone. Ces trois derniers déclenchent des pics très importants tant dans le bleu que le rouge et le jaune.

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