Une passion familiale

cabinet du mois

Dr jean-stéphane simon

Premier praticien à avoir posé en france un appareil lingual sur mesure en 2002, le Dr jean-stéphane simon, installé à marseille, s’est spécialisé en orthodontie linguale pour en devenir une référence nationale.

« Le dimanche soir, la veille de leur reprise, certains professionnels ont un nœud dans le ventre. Je n’ai jamais connu cette sensation. Ni en fin de week-end, ni le 1 er septembre. C’est un sentiment qui, je crois, est partagé par la plupart des orthodontistes, ce n’est pas toujours le cas pour les omnipraticiens. J’ai toujours pris du plaisir à travailler et j’ai conscience de ma chance. J’aime aussi beaucoup les vacances et j’ai de nombreuses passions. » Pour le Dr Jean-Stéphane Simon, orthodontiste est l’un des «plus beaux métiers au monde». Son rendement financier est correct - « Je ne connais pas un confrère en difficulté » - et son cadre libéral lui confère une indépendance totale, alors que « dans les grandes entreprises, même à des postes importants, on reste sous l’autorité d’un autre », pointe-t-il. À ces premiers arguments, notre praticien ajoute, « le métier n’est pas stressant. On ne fait pas mal aux patients. Ils sont volontaires, s’ils suivent leur traitement c’est qu’ils adhèrent à nos propositions de soins ». Bref, Jean-Stéphane est un praticien épanoui et au bonheur communicatif. Preuve en est, deux de ses enfants sont inscrits à la faculté d’odontologie de Marseille dans l’objectif de devenir orthodontiste.

LES RENCONTRES

On souhaite souvent à ses enfants le meilleur. Professionnellement, le Dr Simon espère que les siens auront la chance de faire des rencontres décisives, « celles qui ouvrent des perspectives, montrent le chemin et invitent à la persévérance ». Lui a d’abord trouvé sur sa route le Pr André Salvadori, le responsable de l’orthodontie à la faculté de Marseille qui a marqué de son empreinte l’orthodontie interceptive. « Quand on a été formé par Salvadori on a appris à fabriquer des quad’helix et à poser des activateurs de classe II. Cela représente encore une grande partie de mon activité aujourd’hui », explique-t-il. En 1994, une conférence du Dr Alain Fontenelle lui fait découvrir l’orthodontie linguale… « Voilà ce que je veux faire », rapporte-t-il le soir même à son père. Autre moment important, sa rencontre avec le Dr Philippe Cannoni qui sera tour à tour son enseignant, son mentor, son associé et un de ses meilleurs amis. Enfin, au diplôme universitaire d’orthodontie linguale de Paris V, c’est la rencontre professionnelle de sa vie. « Le premier jour, en clinique, j’ai ouvert ma mallette. J’y avais entreposé tout ce que j’avais pu prendre à mon cabinet. Je connaissais bien les hôpitaux et je savais que j’allais manquer de tout. À ce moment-là, quelqu’un avec un français impeccable mais un fort accent Allemand m’a dit “vous avez l’air bien organisé, je peux rester à coté de vous ?. C’était Dirk Wiechmann. Il était là en consultant, je ne l’avais jamais vu. » À ses côtés, il aura le privilège de participer à la création des différents appareils. D’abord, le système Incognito - le Dr Simon est d’ailleurs le premier praticien à poser cet appareil en France en 2002.

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