Align Technology - L’empreinte numérique

L’empreinte

Réalisation d’un cas de prothèse supra-implantaire à deux étages et sans modèles avec l’empreinte optique.

Mme Annick C., 74 ans, se présente à notre cabinet avec son bridge 13-15 dans la main. Le diagnostic de fracture sur 15 est rapidement confirmé grâce à la radio 3D CBCT (Carestream). La 13 présente une micro-fêlure et nous décidons en accord avec la patiente de lui poser 4 implants au niveau des 13, 14, 16 et 17. Un guide chirurgical sera réalisé numériquement pour la pose de ces implants avec le logiciel CoDiagnostix (Dentalwings). Grâce à ce guide, nous allons pouvoir éviter une greffe osseuse sous-sinusienne en passant en distal du sinus pour l’implant 17. L’intervention s’étant déroulée en « flapless » (sans décoller de lambeau), nous pouvons directement réaliser nos empreintes au second rendez-vous (4 mois après dans ce cas).

Dans cet article nous allons montrer comment réaliser la partie prothétique de ce traitement avec uniquement nos outils numériques. Nous utiliserons le scanner intra-oral iTero (Align) pour la prise d’empreinte. Sa fiabilité tridimensionnelle n’est plus à prouver (camera très utilisée chez les orthodontistes). La modélisation se fera grâce au Ceramill Mind et l’usinage dans une Motion 2 (Amann Girrbach).

Partie cabinet 1

Tout commence par la prescription du travail demandé :
  • type de prothèse (onlay, couronne, couronne sur implant...),
  • choix de la teinte,
  • choix du matériau,
  • délai de livraison et autres commentaires…

nous allons les remplacer, une par une, par le corps de scannage (scanbody), adapté ici pour nos implants Megagen Anyridge. L’empreinte des corps de scannage est réalisée en très haute résolution. Les arcades complètes haut (sans scanbody) et bas sont réalisées en haute résolution. La prise de l’occlusion est facilitée avec le numérique car il suffit de scanner les maxillaires en occlusion et la caméra va d’elle-même replacer l’ensemble avec les corps de scannage.

Les vis de cicatrisation étant en place, nous allons les remplacer, une par une, nous allons les remplacer, une par une, par le corps de scannage (scanbody), adapté ici pour nos implants Megagen Anyridge. L’empreinte des corps de scannage est réalisée en très haute résolution. Les arcades complètes haut (sans scanbody) et bas sont réalisées en haute résolution. La prise de l’occlusion est facilitée avec le numérique car il suffit de scanner les maxillaires en occlusion et la caméra va d’elle-même replacer l’ensemble avec les corps de scannage.

L’empreinte est ensuite nettoyée par la machine. Le fichier peut être lu en couleurs (utile pour distinguer les limites de préparation sur dents naturelles) ou en mode monochrome. Le fichier est ensuite envoyé au laboratoire par Internet par une passerelle dédiée et sécurisée. Il passera d’abord quelques heures sur les serveurs d’Align, où il sera préparé (détourage, optimisation des limites) pour être utilisé rapidement par le laboratoire.

Partie laboratoire
Le prothésiste va recevoir son fichier STL (pour simplifier cela correspond très grossièrement à un fichier JPG mais en trois dimensions). Grâce à un logiciel de CAO, (conception assistée par ordinateur) il va replacer exactement les implants sur un modèle virtuel grâce aux corps de scannage de l’empreinte digitale. Il pourra donc travailler sur un modèle virtuel comme s’il avait son modèle en plâtre. À partir de là, il pourra décider en synergie avec le praticien quelle technique il va mettre en œuvre. Dans ce cas nous optons pour une prothèse scellée. Nous aurons un premier étage avec des piliers en zircone sur mesure et dans un second un bridge full zircone (Zircone Zolid FX Multilayer de chez Amann Girrbach). La technique est assez délicate, mais nous avons décidé de tester la fiabilité dimensionnelle de l’empreinte sans modèles.

Partie cabinet 2
L‘insertion du bridge s’est déroulée sans aucune retouche, ce qui aurait été d’ailleurs très complexe à gérer. L’occlusion n’a nécessité qu’une légère équilibration. Le rendu esthétique très satisfaisant grâce aux techniques de duplication symétrique (géré aujourd’hui par la plupart des logiciels de CAO) a parfaitement satisfait notre patiente. Nous voyons donc qu’en deux séances espacées à la limite de quelques jours, selon l’urgence, nous pouvons gérer ce genre de cas. Nous pouvons discuter la technique choisie. En effet pour faire plus simple, moins coûteux et plus sûr, une technique transvissée sur piliers multi-unit aurait été réalisable avec le même procédé (empreinte numérique des corps de scannage sur les piliers angulés multi-unit). En réalisant ce genre de cas à deux étages et sans modèles quotidiennement nous mettons en avant la fiabilité de l’empreinte optique.

Pour lire l'intégralité de cet article Dentoscope n°198, abonnez-vous gratuitement ici ou connectez-vous à votre espace